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  • Revue n° 349 Novembre 1975
  • Marine - États-Unis : tournée européenne d'une « task force » nucléaire ; nouveaux bâtiments - France : mise à l'eau du pétrolier ravitailleur La Durance - Italie : constructions futures

Marine - États-Unis : tournée européenne d'une « task force » nucléaire ; nouveaux bâtiments - France : mise à l'eau du pétrolier ravitailleur La Durance - Italie : constructions futures

Jean Labayle-Couhat, « Marine - États-Unis : tournée européenne d'une « task force » nucléaire ; nouveaux bâtiments - France : mise à l'eau du pétrolier ravitailleur La Durance - Italie : constructions futures  » Revue n° 349 Novembre 1975 - p. 160-163

États-Unis

Tournée européenne d’une Task Force nucléaire

Le porte-avions Nimitz (91 400 tonnes), le croiseur South Carolina (10 000 t) et le sous-marin d’attaque Sea Horse, tous trois récemment entrés en service, ont effectué de fin août à fin septembre 1975, soit durant cinq semaines, une croisière d’essais et de prestige en Europe.

Le groupe a fait escale en Angleterre, en Écosse, en Allemagne fédérale, l’escale prévue en Norvège ayant été annulée. Il a effectué à cette occasion un exercice avec la STANAVFORLANT. Le Nimitz, le South Carolina et son sistership California qui constituent le premier Task Group à propulsion nucléaire affecté à la Flotte de l’Atlantique, doivent rallier la VIe Flotte en Méditerranée au début de l’an prochain.

Nouveaux bâtiments

Le Texas, 5e croiseur lance-missiles nucléaire de l’US Navy, a été lancé le 9 août 1975. Déplaçant 10 000 t et légèrement plus puissant que les deux South Carolina, il appartient à une classe de 5 bâtiments dont le prototype Virginia a été mis à flot en décembre 1974. Le troisième, baptisé Mississippi, est sur cale depuis février dernier tandis que la construction des deux derniers a été approuvée par le Congrès.

Pour prendre la suite de ces croiseurs, l’US Navy souhaite, comme nous l’avons dit dans notre numéro d’août/septembre 1974, construire une classe de croiseurs du type CSGN (Cruiser, Strike, Guided missile, Nuclear-powered) de 13 000 à 14 000 t, soit d’un déplacement moindre que celui (15 000 à 20 000 t) que nous avions alors indiqué.

Ces croiseurs seront équipés de missiles aérodynamiques surface-surface à moyenne et longue portée. Ces derniers seront dérivés du LRCM (Long Range Cruise Missile) en cours de développement en commun avec l’Air Force. Selon les quelques informations qui ont été publiées à son sujet, le LRCM est prévu en deux versions ; l’une pourra être mise en œuvre à partir des bombardiers Rockwell B-1 Lancer tandis que l’autre, baptisée SLCM (Sub Launched Cruise Missile) pourra être lancée par les tubes lance-torpilles des Sous-marins nucléaires d’attaque (SNA). Long de 6,25 m, d’un diamètre de 51,7 cm, il sera doté de deux ailes rétractables et propulsé par un accélérateur à poudre pour le démarrage et par un turboréacteur pour la croisière. Porteur d’une charge militaire classique ou nucléaire, il sera guidé par un système nouveau. Son altitude de vol sera d’une centaine de mètres et sa portée maximale de l’ordre de 2 000 nautiques. Cette dernière toutefois serait ramenée à 300/350 Nq sur la version embarquée à bord des futurs CSGN.

Le programme d’étude et d’essais du LRCM coûtera plusieurs milliards de dollars mais, une fois opérationnel, le missile ne reviendrait qu’à un million de dollars l’unité, soit le dixième d’un engin balistique intercontinental.

Le LHA 2 Tarawu, prototype d’une classe de cinq transports d’assaut de 40 000 t, dotés d’un pont d’envol et d’un radier abritant des péniches de débarquement, a pris la mer début septembre 1975 pour ses premiers essais, c’est-à-dire avec un retard de deux ans sur les prévisions, retard dû à des difficultés techniques mais surtout à des dépassements de prix considérables. Le prix de revient de ces LHA est estimé à 1,3 milliard de dollars l’unité.

Les quatre autres LHA (Saïpan, Belleau Wood, Nassau et Da Nang) doivent suivre le Tarawa avec un intervalle d’un an entre chaque bâtiment.

France : mise à l’eau du pétrolier-ravitailleur La Durance

Le pétrolier ravitailleur d’escadre, La Durance, a été mis à l’eau le 6 septembre 1975 dans le bassin IX de l’arsenal de Brest en même temps que la corvette Anti-sous-marine (ASM) Georges Leygues. Pour cette dernière, il s’agissait d’une mise à flot purement technique due au fait que sa coque avait été montée dans la même cale que La Durance ; le lancement différé de cette corvette n’interviendra en effet qu’à la fin de l’an prochain.

La Durance devrait, selon les prévisions, rallier la flotte au cours de l’été prochain. Elle y remplacera La Seine qui, atteinte par la limite d’âge, sera condamnée en 1977.

Dans le cadre de la relance économique, il a été par ailleurs décidé d’avancer d’un an la mise en chantier prévue pour 1977, d’une seconde unité de ce type qui sera achevée en 1979.

Les pétroliers-ravitailleurs d’escadre, type La Durance – 3 sont prévus – ont été conçus pour ravitailler à la mer, comme au mouillage, des groupes de bâtiments de tonnage moyen (frégates, corvettes, avisos). Leurs caractéristiques sont les suivantes :

• Déplacement : 17 800 tonnes pleine charge (tpc).
• Dimensions : 157 x 21 x 8,70 m.
• Propulsion : 2 diesels développant au total 20 000 CV. 2 hélices à pales orientables et réversibles.
• Vitesse : 19 nœuds.
• Capacité d’emport :

– Mazout : 7 500 t.
– Gas-oil : 1 500 t.
– Carburéacteur : 500 t.
– Eau distillée : 130 t.
– Vivres secs et réfrigérés : 170 t.
– Munitions : 150 t.
– Rechanges : 50 t.

Ces divers liquides comme les marchandises solides pourront être délivrées à la mer et en marche grâce à quatre postes de transfert munis de câbles support à tensionnement automatique.

Les hydrocarbures pourront également être délivrés par l’arrière. Enfin, un hélicoptère cargo sera embarqué sur ces bâtiments.

La mise en service de La Durance et de son sistership, tout en améliorant la situation du soutien logistique de notre Marine, n’en changera pas pour autant sa réelle insuffisance, de nature à limiter peut-être la liberté d’action de nos forces de combat en cas de coup dur. La modicité des crédits alloués ces dernières années à la Marine, alors qu’elle est devenue pour la première fois dans notre histoire le premier rempart de notre défense, n’a pas permis de faire en faveur de la flotte auxiliaire tout l’effort nécessaire. Et ce n’est pas sans une certaine pointe d’envie que l’on compare notre propre situation à celle de la Royal Navy.

Pour une force de combat qui n’est pas tellement supérieure, elle dispose en effet d’une flotte logistique qui, en tonnage, est de cinq à six fois plus importante (250 000 t contre 40 000) et composée d’unités modernes en général de fort tonnage.

Aussi est-il indispensable qu’un gros effort soit accompli au cours des prochaines années en faveur du soutien mobile de notre Marine si l’on souhaite qu’elle continue à avoir une réelle capacité d’intervention à l’échelle océanique.

Italie : constructions futures

Le Parlement italien a récemment adopté le Livre blanc élaboré par la marine et dans lequel elle rappelle ses missions et définit les moyens qu’elle estime nécessaires pour les remplir. Selon la revue Aviazione e Marina, le programme diffère sensiblement de celui que nous avons indiqué dans notre chronique d’avril 1974.

Il prévoit la construction d’un porte-hélicoptères à pont continu d’environ 10 000 t. La marine souhaiterait qu’il puisse mettre en œuvre également des Avions à décollage court ou vertical (Adac/v) mais il lui faudra auparavant vaincre la vieille opposition de l’armée de l’air à la constitution d’une aviation à aile fixe embarquée et même de toute aviation navale utilisant des appareils de ce type. Jusqu’à présent, seuls les hélicoptères, qu’ils soient embarqués ou basés à terre, appartiennent en propre à la marine et elle a acquis dans l’utilisation de ces appareils une grande maîtrise.

Comme autres bâtiments de surface, le plan prévoit :

– 2 destroyers lance-missiles surface-air dérivés de l’Audace et de l’Ardito, de 4 400 tpc, dont la marine est très satisfaite.
– 8 escorteurs ASM dérivés du type Alpino de 2 700 tpc. Ce projet est indépendant des quatre Lupo de 2 500 tpc à vocation antisurface dont la construction sera réalisée avec le budget normal et non avec la loi navale. Le Lupo est d’ailleurs en construction depuis le 8 octobre 1974 à Riva Trigoso. Le second devait en principe être mis sur cale en septembre dernier et les deux suivants en avril 1976 et février 1977.
– 2 sous-marins d’un tonnage comparable – soit 1 300 t – aux deux Nazario Saura dont la construction s’éternise.
– 10 hydroptères type Sparviero de 63 t, y compris ce dernier et trois autres qui seront financés sur le budget normal.
– 2 chasseurs de mines.
– 1 bâtiment de soutien logistique du type Stromboli de 8 706 tpc.
– 1 bâtiment de sauvetage.
– un nombre non précisé d’hélicoptères pour la lutte ASM.

Le plan prévoit aussi l’acquisition d’un transport d’assaut type LPD aux États-Unis ainsi que quatre hydroptères du type PHM 1 Pegasus.

Compte tenu des retraits à intervenir d’ici 1984-1985, la marine italienne devrait donc, à cette époque et si tout marche comme prévu, avoir la composition suivante :

– 1 porte-hélicoptères à pont continu ;
– le croiseur Vittorio Veneto ;
– 2 croiseurs âgés de 20 ans type Andréa Doria ;
– 4 destroyers lance-missiles du type Audace ou dérivé ;
– 2 destroyers lance-missiles type Impavido vieux d’une bonne vingtaine d’années ;
– 4 escorteurs antisurface type Lupo ;
– 10 escorteurs de 2 700 à 3 000 t type Alpino et Alpino amélioré ;
– 4 escorteurs classe Todaro datant de 1965-1966 ;
– 8 sous-marins dont les 4 Toti de 450 t et les 4 Sauro ;
– 20 chasseurs de mines ;
– 1 bâtiment d’assaut amphibie ex-américain ;
– 2 bâtiments de soutien logistique de 8 700 t type Stromboli.

Ainsi, malgré quelques carences qui demeureront dans la catégorie des sous-marins, le potentiel de la marine italienne devrait, en principe, aller en s’améliorant au cours des dix années à venir, nous disons en principe car on sait hélas combien les plans, même les mieux étudiés, sont rarement menés jusqu’à leur terme. ♦

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