Les grands problèmes navals : le porte-avions (II) Le porte-avions d'escorte
Quoique des plus modestes, le porte-avions d’escorte est un des navires les plus utiles de la guerre moderne. Entre 1943 et 1945, ces navires ont joué un rôle primordial dans la lutte anti-sous-marine et dans les opérations amphibies. En temps de paix, comme en temps de guerre, le porte-avions d’escorte assure la mobilité des forces aériennes terrestres employées outre-mer. Parmi les exemples les plus récents, citons l’emploi de notre Dixmude en 1946-1947 dans les opérations d’Indochine, et, en juillet 1948, l’envoi d’avions d’Amérique en Turquie par le porte-avions américain Palau et le transfert par le Sicily en Europe d’un groupe d’avions à réaction P. 80 de l’Armée de l’Air des États-Unis.
Le premier porte-avions d’escorte est né de la bataille de l’Atlantique, ce fut le petit cargo Hannover, de 5.500 tonnes qui, en 1941, devint l’Audacity britannique. Ce précurseur était porteur de 8 avions seulement (4 Swordfish et 4 Wildcat), pour l’escorte des convois de Gibraltar, alors durement harcelés par les U-Boote et les Focke Wulf 200.
En prévision de la défense des convois atlantiques, la Marine américaine décida, en janvier 1941, de « convertir » en porte-avions une coque de cargo type C. 3 de la série des cargos à diesel de 16-17 nœuds, commandés à des centaines d’exemplaires par la Maritime Commission. C’est ainsi que fut choisie la coque du Mormacmail qui entra en essais, en juin 1941, comme porte-avions d’escorte sous le nom de Long Island. Il devait servir de prototype à une lignée d’une centaine de porte-avions similaires — dit Jeep Carriers — qui, à partir de 1943, jouèrent un rôle important dans la guerre aéronavale.
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