Militaire - La zone stratégique de l'océan Indien - L'augmentation de la durée du service militaire pour certaines catégories d'appelés - Les commandes offshore - Le réarmement hollandais - Les évènements de Corée
Le 16 juillet 1952, le vice-amiral Barjot prit effectivement le commandement de la zone stratégique de l’océan Indien, poste pour lequel il avait été désigné quelques mois plus tôt. Cette prise de commandement nous permet de rappeler l’importance de cette zone délimitée ainsi par le décret du 3 juillet 1951 : à l’ouest, par le 30e méridien de longitude ouest, c’est-à-dire le méridien du Caire ; à l’est, par le 90e méridien de longitude est, c’est-à-dire le méridien de Calcutta ; au nord, parle 90e parallèle de latitude nord, c’est-à-dire le parallèle de Bassorah et Abadan ; au sud, par l’Antarctique.
Cette zone, qui pénètre profondément en Asie par le golfe Persique, la mer d’Oman et le golfe du Bengale, qui ceinture les plus grandes réserves de pétrole du monde, s’appuie, d’une part, sur l’Afrique centrale constituée, elle aussi, en zone stratégique, d’autre part, sur l’Australie. Elle comprend les territoires français de Madagascar, la principale île porte-avions de cette zone, l’île de La Réunion, l’archipel des Comores, les îles australes et la côte des Somalis,
L’océan Indien serait appelé, en cas de guerre, à jouer un rôle important : au point de vue logistique comme support d’un front éventuel dans le Moyen-Orient ou en Asie ; au point de vue opérationnel en assurant la protection du trafic maritime à destination de l’Extrême-Orient, soit par le canal de Suez, soit par le cap de Bonne-Espérance.
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