Mai 2021 - n° 840

Revenir du combat, revenir du terrain sensible

« La réalité du champ de bataille est que l'on n'y étudie pas : simplement on fait ce que l'on peut pour appliquer ce que l'on sait. »

Ferdinand Foch

Nos sociétés occidentales ont oublié ce que le mot « guerre » signifiait, avec ses cortèges de morts, de blessés, de veuves, d’orphelins, d’anciens combattants et de douleurs. D’une certaine façon, tant mieux, car cela signifie que nous vivons dans un monde relativement pacifié ; du moins le croit-on ! Or, et c’est le cas de la France, la réalité militaire est notre engagement important en opération, que ce soit au Sahel, en mer, dans les airs, voire sur le territoire national. Nos soldats, hommes et femmes, sont régulièrement envoyés dans des théâtres où ils côtoient la mort, la souffrance, la peur et le doute. Depuis environ un demi-siècle, avec les premières Opex, une nouvelle génération connaît la guerre, même si celle-ci n’est pas forcément de haute intensité. Revenir d’opération n’est pas anodin, retrouver son environnement habituel, partager avec les siens… Autant d’actes et de gestes qui ne sont pas toujours aussi faciles et qui méritent donc d’être étudiés et analysés pour pouvoir encore mieux répondre aux attentes de ceux et celles qui sont concernés. Lire la suite

  p. 1-1

Revenir du combat, revenir du terrain sensible

La journée d’études « Revenir du combat, revenir du terrain sensible » organisé par l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (Irsem) a permis de réfléchir sur les enjeux liés au retour, notamment ceux des militaires, après une opération. Les différentes contributions apportent ainsi des éclairages sur un champ loin d’être anodin pour les armées. Lire les premières lignes

  p. 7-10

La guerre transforme le combattant et ceux qui y sont confrontés plus ou moins directement. L’impact psychologique est loin d’être négligeable et s’inscrit dans la durée avec des réactions individuelles contrastées. Aujourd’hui encore, les combats de nos soldats peuvent provoquer des troubles comme l’ennui après… Lire les premières lignes

  p. 11-15

Le témoignage d’une militaire-chercheuse déployée en opération est une source d’enseignements en soulignant le rapport pas évident au quotidien entre l’accomplissement de la mission et la conduite d’un travail de recherche en sociologie. L’expérience acquise sur le terrain est au final un enrichissement. Lire les premières lignes

  p. 16-20

Le retour d’expérience a mis du temps à être reconnu comme essentiel. Ainsi, celui lié à l’emploi du Génie durant la guerre du Golfe ne fut pas exploité par le commandement. Il fallut attendre les Balkans pour que le processus du Retex devienne une pratique essentielle dans le cadre des opérations. Lire les premières lignes

  p. 21-24

Journaliste embarquée avec les taliban, l’auteur livre un témoignage précieux sur la difficulté de son travail sur le terrain. La guerre passe aussi par la bataille des perceptions avec des enjeux très différents en fonction des acteurs concernés. Cela exige une connaissance approfondie des réalités du pays concerné. Lire les premières lignes

  p. 25-29

La parole de nos combattants a été longtemps occultée, avec une communication strictement contrôlée. Or, il est nécessaire que l’expression de nos soldats confrontés aux opérations puisse s’exprimer, d’autant plus qu’il faut expliquer à l’opinion publique la réalité et le pourquoi des engagements militaires. Lire les premières lignes

  p. 30-34

La recherche ethnographique sur le terrain est particulièrement complexe quand celui-ci est lié à une guerre civile. Pour le chercheur, il faut se faire accepter par les protagonistes, mais savoir garder de la distance pour que son travail soit objectif et non pas un relais de propagande au profit de ceux qui l’ont accueilli. Lire les premières lignes

  p. 35-39

Revenir d’un terrain n’est jamais anodin. Il y a un avant et un après, celui-ci étant souvent plus difficile à appréhender et analyser. D’où ce dossier consacré au retour après la mission. Cela ne va pas de soi, car le terrain a laissé une empreinte plus ou moins forte et suscite de nombreuses questions en rupture avec la vie ordinaire. Lire les premières lignes

  p. 40-43

Repères

La fin de la guerre froide avec la réunification allemande obligeait la France à revoir sa politique étrangère. François Mitterrand, à défaut d’anticiper, réussit à s’adapter à des changements géopolitiques profonds, sans pour autant parvenir à construire un système européen de sécurité indépendant des États-Unis. Lire les premières lignes

  p. 47-52

Opinions

Les choix faits pour la défense de la France n’ont pas toujours été opportuns. 1870, 1914 et 1940 sont la résultante d’illusions et d’aveuglements. Or, les évolutions géopolitiques actuelles obligent à revoir notre doctrine basée sur une dissuasion aux concepts vieillissants, sans oublier l’importance du théâtre national. Lire les premières lignes

  p. 53-58

Repères

Dans le cadre de l’opération Barkhane, le stationnement est un sujet particulièrement complexe compte tenu de l’environnement et des contraintes logistiques imposées par les élongations. Cela signifie le besoin d’anticiper sur les besoins et les délais pour pouvoir répondre aux nécessités opérationnelles. Lire les premières lignes

  p. 59-63

Les militaires peuvent s’exprimer notamment en publiant des livres. Ceux-ci sont plus nombreux actuellement, souvent centrés sur les questions militaires. Cependant, les ventes restent faibles par manque de soutien des grandes maisons d’édition, frileuses à prendre des risques sur ces thématiques. Lire les premières lignes

  p. 64-69

Opinions

Le dialogue stratégique avec la Russie n’est pas aisé, mais il reste nécessaire, même si les approches françaises et allemandes ne sont pas totalement convergentes. Cependant, Paris et Berlin doivent poursuivre leurs efforts pour faire progresser l’Europe et discuter avec Moscou. Lire les premières lignes

  p. 70-77

Repères

L’action militaire française au Rwanda a fait l’objet de nombreuses polémiques. Le récit précis des différentes phases de cet engagement permet de démontrer que nos forces n’ont pas eu la moindre responsabilité dans le génocide des Tutsis et ont agi au mieux dans un contexte compliqué. Lire les premières lignes

  p. 78-87

Le porte-avions est un navire complexe mettant en œuvre des aéronefs, en ayant pour objectif de les récupérer à l’issue de la mission. En un siècle, les plateformes ont évolué, démontrant la justesse du concept, mais aussi les contraintes spécifiques propres aux milieux marin et aéronautique. Lire les premières lignes

  p. 88-96

Opinions

La relation entre les États-Unis et l’Indo-Pacifique est désormais déterminée par la compétition stratégique entre Washington et Pékin. Pour les Américains, il est nécessaire, après la crise sanitaire de la Covid-19, d’avoir une approche stratégique pragmatique en discutant avec ses partenaires régionaux. Lire les premières lignes

  p. 97-104

Le terrorisme, notamment djihadiste, semblerait marquer un palier depuis que la pandémie monopolise les esprits. Il faut rester prudent et bien considérer que la menace terroriste persiste, est en mutation et continuera à frapper, obligeant à poursuivre un combat ingrat, complexe et souterrain. Lire les premières lignes

  p. 105-111

Approches historiques

La guerre d’Indochine a profondément marqué notre histoire militaire contemporaine sans pour autant avoir suscité un intérêt majeur de la part de l’opinion publique française, indifférente à ce conflit lointain et ne concernant que des militaires d’active. De fait, le coût humain, matériel et financier était trop élevé pour la France. Lire les premières lignes

  p. 112-120

Chronique

Le putsch des généraux a eu des conséquences pour les armées avec une ambiance délétère amenant de nombreux départs de cadres. Les restructurations, s’appuyant sur le retour des unités d’Algérie, ont modifié le fonctionnement et entamé la rénovation d’une armée éprouvée par tant d’épreuves depuis 1939. Lire les premières lignes

  p. 121-125

Recensions

Christian Quesnot : Du Sahara à l’Élysée – Mémoires d’un parachutiste  ; Balland, 2020 ; 249 pages - Claude Franc

Après l’amiral Coldefy, un autre ancien directeur de la Revue Défense Nationale publie ses Mémoires, ce qui ne pourra que susciter l’intérêt des lecteurs de la RDN. Il s’agit du général Quesnot. Lire la suite

  p. 126-129

Craig L. Symonds : Histoire navale de la Seconde Guerre mondiale  ; Perrin et ministère des Armées, 2020 ; 1 008 pages - Emmanuel Desclèves

Professeur émérite au Naval War College de Newport et à l’Académie navale d’Anapolis, Craig L. Symonds est un éminent spécialiste de l’histoire maritime. Son ambition dans cet ouvrage est de couvrir pour la première fois l’ensemble du conflit planétaire, dans sa dimension maritime. Lire la suite

  p. 129-132

Nicolas Mingasson : Enchaînés – Le Traumatisme de guerre au XXIe siècle  ; Les Belles Lettres, 2020 ; 454 pages - Pascal Lecardonnel

« Au moment de l’incorporation, on se fait tirer le portrait, et le service Com prépare un DVD pour la famille au cas où… ». Lire la suite

  p. 132-132

Revue Défense Nationale - Mai 2021 - n° 840

Revenir du combat, revenir du terrain sensible

The Revenir du combat, revenir du terrain sensible (return from combat, return from sensitive areas) study day organised by the Irsem (the Institute for strategic research at the military school, in Paris) offered the opportunity to consider the challenges, to military personnel in particular, associated with the return from an operation. The various contributions put the spotlight on a range of issues which for the armed forces are far from trivial.

War changes the combatant and others who are confronted by it directly or indirectly. The psychological impact is far from negligible, is long lasting and provokes greatly differing individual reactions. It is still the case today that our soldiers’ combat experiences can lead to troubles and post-combat tedium.

This account of a female member of the forces and researcher deployed on operations offers a number of lessons and underlines the relationship between accomplishing the mission and conducting sociological research—one that is not easily managed from day to day. The experience acquired in the field was of great value.

It has taken some time for feedback on experience, or lessons learned, to be recognised as essential. So it was that feedback from the army’s sappers during the Gulf War was not exploited by the command. Indeed, it was not until the Balkans conflict that feedback became essential practice within the framework of operations.

The author, who was a journalist alongside the Taliban, gives a valuable account of the difficulty of her work in the field. War also involves the battle of perception, the stakes being very different depending on the players concerned. That in turn requires deep insight of the realities of the country involved.

Our combatants’ opinions and thoughts have long been kept under wraps. Their communication has been strictly controlled and yet our soldiers who have experienced operations need to be able to express themselves—the more so given the need to open public opinion to reality and to the why and wherefore of military commitments.

Ethnographic research in the field is rendered particularly complex when that field is the scene of a civil war. The researcher has to get himself accepted by the protagonists yet be able to retain his distance in order for his work to be objective and not become a means of propaganda to the benefit of those with whom he works.

Returning from a zone of operations is never easy, since there is a before and an after. The latter is often the more difficult to understand and analyse, hence this report dedicated to the return from a mission. Little is self-evident: the field of operations leaves its mark to varying degrees and raises a number of issues in stark contrast with ‘normal’ life.

Viewpoints

With the end of the Cold War and German reunification, France needed to review its foreign policy. François Mitterrand, though failing to anticipate change, succeeded in adapting to fundamental geopolitical changes yet did not manage to build a European security structure independent of the United States.

Opinions

The decisions made for the defence of France have not always been opportune. The events of 1870, 1914 and 1940 resulted from illusions and distractions. Current geopolitical developments should compel us to review our defence doctrine, one based on ageing concepts of deterrence, and not forget the importance of the home theatre.

Viewpoints

Within the framework of Operation Barkhane stationing has become a particularly complex matter, given the environment and the logistic constraints imposed by the stresses and strains of the mission. Hence the need to anticipate requirements and timescales in order to respond to operational needs.

Military personnel are able to express themselves mainly through writing books, of which there are currently many, often focusing on military issues. Sales remain low, however, largely through lack of support from the major publishing houses, nervous of the risks involved in touching on such subject matter.

Opinions

Strategic dialogue with Russia, though not easy, is necessary even if French and German approaches do not completely converge. For Europe to advance, Paris and Berlin must nevertheless pursue their efforts in discussions with Moscow.

Viewpoints

French military action in Rwanda has been the subject of much debate. This detailed account of the various phases of the commitment demonstrates that our forces were not in the least responsible for the Tutsi genocide, and that they acted for the best in an extremely difficult environment.

The aircraft carrier is a complex warship: it launches aircraft and has to recover them at the end of their missions. These platforms have been developed over the past century, demonstrating the soundness of the concept yet also highlighting the constraints peculiar to the maritime and aeronautical environments.

Opinions

The relationship between the United States and the Indo-Pacific region is now determined by the strategic competition between Washington and Beijing. Once the Covid-19 health crisis is over, the Americans will need to embark upon a pragmatic strategic approach through discussion with their regional partners.

Terrorism, jihadist in particular, would appear to have plateaued since the health pandemic began to dominate our thoughts. We nevertheless need to remain prudent and remember that the terrorist threat has not gone away: it is mutating and will continue to strike, and commits us to pursue thankless, complex and undercover combat.

Historical Approchaes

The War in Indochina has left a considerable mark on our contemporary military history and yet has not attracted any significant interest of French public opinion, which remains indifferent to that far-flung conflict which only involved active military personnel. The fact is that the human, material and financial costs were too high for France.

Chronicle

The deleterious atmosphere following the generals’ putsch had consequences for the armed forces and led to the departure of a great number of senior officers. The restructuring of the forces drew upon the return of units from Algeria and modified their functioning: thus began the renovation of an army that had been sorely tested since 1939.

Book Reviews

Christian Quesnot : Du Sahara à l’Élysée – Mémoires d’un parachutiste  ; Balland, 2020 ; 249 pages - Claude Franc

Craig L. Symonds : Histoire navale de la Seconde Guerre mondiale  ; Perrin et ministère des Armées, 2020 ; 1 008 pages - Emmanuel Desclèves

Nicolas Mingasson : Enchaînés – Le Traumatisme de guerre au XXIe siècle  ; Les Belles Lettres, 2020 ; 454 pages - Pascal Lecardonnel

Revue Défense Nationale - Mai 2021 - n° 840

Revenir du combat, revenir du terrain sensible

Nos sociétés occidentales ont oublié ce que le mot « guerre » signifiait, avec ses cortèges de morts, de blessés, de veuves, d’orphelins, d’anciens combattants et de douleurs. D’une certaine façon, tant mieux, car cela signifie que nous vivons dans un monde relativement pacifié ; du moins le croit-on ! Or, et c’est le cas de la France, la réalité militaire est notre engagement important en opération, que ce soit au Sahel, en mer, dans les airs, voire sur le territoire national. Nos soldats, hommes et femmes, sont régulièrement envoyés dans des théâtres où ils côtoient la mort, la souffrance, la peur et le doute. Depuis environ un demi-siècle, avec les premières Opex, une nouvelle génération connaît la guerre, même si celle-ci n’est pas forcément de haute intensité. Revenir d’opération n’est pas anodin, retrouver son environnement habituel, partager avec les siens… Autant d’actes et de gestes qui ne sont pas toujours aussi faciles et qui méritent donc d’être étudiés et analysés pour pouvoir encore mieux répondre aux attentes de ceux et celles qui sont concernés.

Ce dossier du mois est le résultat d’un colloque organisé par l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (Irsem) et que l’on pourrait qualifier d’être à « hauteur d’homme ». Au regard porté sur le soldat combattant rentrant d’Opex se rajoutent les témoignages de chercheurs et de journalistes qui sont également allés sur le terrain, dans des zones de conflit. Pour eux aussi, le retour ne fut pas aisé et exige de pouvoir s’exprimer et de dire ce qui est souvent de l’ordre de l’indicible. Derrière ces questions se pose le débat entre une nation en paix et la réalité géopolitique actuelle où le rapport de force redevient un mode de régulation avec des risques désormais permanents d’affrontements militaires, y compris sur le territoire européen.

Il est donc nécessaire de revenir sur la fin de la guerre froide pour comprendre les mécanismes politiques et diplomatiques de l’époque, en particulier sur le rôle de François Mitterrand, ainsi que sur la complexité de la relation franco-allemande sur la politique à conduire à l’égard de la Russie depuis des décennies. Là encore, de nouvelles incertitudes stratégiques se font jour et peuvent nous interroger sur les choix faits pour notre défense.

Ces interrogations sont essentielles, notamment en vue des prochaines échéances électorales de 2022, et la RDN souhaite y contribuer en s’appuyant sur son site Internet avec la création d’un espace dédié au « Débat stratégique » (réservé à nos abonnés) qui permet à la fois de compléter et de réagir au dossier thématique du mensuel. Il est en effet indispensable de pousser cette dynamique de réflexion sur les grands enjeux qui structureront les choix faits pour assurer la sécurité de notre pays et de ses intérêts, mais aussi d’anticiper et d’imaginer des futurs possibles. D’où l’outil numérique qui apporte une contribution essentielle, rapide et simple.

À vos plumes pour apporter vos commentaires et réflexions ! ♦

Jérôme Pellistrandi

Revue Défense Nationale - Mai 2021 - n° 840

Revenir du combat, revenir du terrain sensible

La RDN vous invite dans cet espace à contribuer au « débat stratégique », vocation de la Revue. Cette contribution doit être constructive et doit viser à enrichir le débat abordé dans le dossier. C’est l’occasion d’apporter votre vision, complémentaire ou contradictoire. Vos réponses argumentées seront publiées sous votre nom après validation par la rédaction.

Amédée De Waziers, Retour de Barkhane - 16 juin 2021

Il n'est pas sans rapport évident avec l'actualité que le retrait déjà engagé depuis quelques années de militaires français au Mali, dans le cadre de l'opération Barkhane. 
La récente décision, du 10 juin, du président de la République française, s'inscrit dans une volonté politique de cesser les opérations de coopération avec le Mali, et à terme d'en venir à réduire de près de la moitié les effectifs français (±2500 soldats). A tort ou à raison pour certains puisque depuis plusieurs années, l'on a tendance à se féliciter de la lutte efficace contre le terrorisme et les démonstrations de forces opérées par les armées françaises ainsi que ces alliés ; à l'inverse le nombre grandissant de morts ainsi que certaines prises de position dans la région viennent remettre en cause la souveraineté de cette région encore loin d'être stable politiquement. 

Toujours est-il que le retour d'un grand nombre de militaires à la suite de l'annonce de la fin de l'opération va poser les questions de l'après, de la reconversion pour certains et des leçons à en tirer. 
N'oublions pas que le Mali, et de manière plus général l'Afrique du Nord/Central est aujourd'hui l'un des théâtres d'opérations les plus importants de la France et de l'Europe à venir (cf. projet de maintien par le groupement de forces spéciales européennes Takuba). Par conséquent, l'on n'organise pas le retour d'Opex de milliers de soldats qui partent dans un conflit organisé et de haute intensité comme l'on organise le retour de soldats ayant intervenu dans des missions de moindre intensité. 

Il est de notre devoir maintenant de comprendre, à l'ère du XXIe siècle les nouveaux enjeux du retour du combat, et plus concrètement dans un combat comme celui-ci dans lequel la France a un rôle prépondérant. Aussi, il importe de soutenir nos hommes confrontés aux horreurs de la guerre, alors même que nous ne sommes plus à l'époque de conflits massifs comme les deux guerres mondiales. 
Comment finalement comprendre et accompagner nos hommes, alors même que les formes de conflictualité évoluent et se multiplient...

Jérôme Pellistrandi, Rôle du Service de santé des armées (SSA) - 23 mai 2021

Le numéro de Juin présentera un article sur le Conseil médical au Commandement et qui vient en quelque sorte compléter ce dossier.

Jérôme Pellistrandi, Recherche de témoignages - 07 mai 2021

Nous recherchons des témoignages de retour, y compris par des marins et des aviateurs, d'autant plus que le milieu d'emploi est différent. N'hesitez pas à contribuer ici pour compléter, critiquer ou élargir le débat. Lire la suite

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Colloque organisé par l’Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan, son centre de recherche (Crec), et par l’Institut de recherche biomédical des armées (Irba)

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