Mai 1957 - n° 147

Les idées exprimées dans ces pages ont certainement germé dans l’esprit de nombreux anciens combattants de la guerre de 1914-1918 déçus par la faiblesse de nos réactions nationales pendant les douloureux événements de 1940. Dès ce moment apparaissait la nécessité d’un réveil de l’esprit d’initiative des cadres de la nation. Nous l’espérions à la Libération. Au contraire, les années qui se sont écoulées depuis ont été marquées par l’évolution inverse ; une réglementation aveugle et niveleuse s’est développée au point que nos cadres supérieurs, ravalés au rang de subalternes, se dégradent peu à peu par la servitude imposée de demander la permission pour les affaires les plus insignifiantes, si minimes qu’elles ne sont pratiquement traitées que par des rédacteurs de l’échelon supérieur. Lire les premières lignes

  p. 671-685
  p. 686-695

Depuis quelque temps, des craquements se font entendre derrière le rideau de fer. Alors que les chefs communistes, se croyant assurés de la parfaite solidité de leur front intérieur, préparaient la prise du pouvoir dans les nations « bourgeoises », ils s’aperçoivent soudain qu’on ne joue pas impunément avec le désir de justice et de liberté des hommes. Les luttes sanglantes qui se sont déroulées en Pologne, et surtout en Hongrie, ont ramené l’attention sur cette forme particulière de la guerre qu’est la guerre insurrectionnelle. En fait, nous en connaissons assez bien la technique par les textes réglementaires qui ont été élaborés de l’autre côté même du rideau de fer. Il n’est pas mauvais, en présence des événements actuels, de se pencher sur cet aspect spécifiquement militaire de l’insurrection. Lire les premières lignes

  p. 696-713
  p. 728-741

L’implantation soviétique au Moyen-Orient, dont on constate actuellement les effets, est fort récente puisqu’elle n’a débuté qu’après la mort de Staline. Jusqu’alors on ne pouvait imaginer que la politique soviétique put un jour devenir « orientale » par des voies pacifiques. Le manichéisme étroit mis en honneur par Jdanov en 1948 divisait le monde en deux blocs irréductibles sans qu’il y eut place entre eux pour une troisième « voie ». Lire les premières lignes

  p. 728-741

Le 14 mai 1948, l’État d’Israël déclare son indépendance ; l’auteur revient sur la fondation de ce jeune État et le rôle joué par les différentes puissances de l'époque. Lire les premières lignes

  p. 742-756
  p. 757-764

L’Officier est avant tout un « chef de jeunesse ». Du moins celui qui vit au contact des hommes et oriente son activité vers ce qu’il est convenu d’appeler le métier militaire proprement dit. Mission d’autant plus belle que les temps actuels sont plus perturbés. « Chef de jeunesse, disait le maréchal de Lattre, il l’est parce que l’apport régulier des conscrits le maintient auprès de la France de vingt ans. Sa « clientèle », du fait de son renouvellement incessant, ne vieillit jamais. Telle est la vérité que nos Écoles Militaires doivent révéler et apprendre à leurs élèves ». Lire les premières lignes

  p. 765-772
  p. 773-780
  p. 781-791
  p. 792-799
  p. 800-808

Chroniques

  p. 809-813
  p. 813-819
  p. 820-823
  p. 824-828
  p. 829-830

Bibliographie

Per Klemgan : John Doe, notre frère. Jeux et destins des USA  ; J. Vernier, 1956 ; 330 pages - R. Bt.

L’auteur est français, devenu américain d’adoption. Il a vécu plus de trente années aux États-Unis en véritable Américain. John Doe, c’est le Jacques Bonhomme des Français : c’est donc l’Américain moyen, l’homme de la rue. Par-dessus ce symbole, l’auteur entreprend un tour d’horizon critique de la société, du gouvernement, de la politique, de l’orientation des esprits, des goûts, des mœurs, de l’American Way of Life en un mot, si chère aux cœurs des citoyens des États-Unis. Les jugements sont sévères. L’on sent cependant que le sentiment moteur est une grande déception, faisant suite à une admiration déçue. Lire la suite

  p. 831-832

Jacques Benoist-Mechin : Soixante jours qui ébranlèrent l’Occident  ; Éditions Albin Michel, 1957 ; 650 pages - L.

Dans son avant-propos, M. Benoist-Mechin nous expose le but qu’il a poursuivi en écrivant son livre sur la débâcle française du 10 mai au 10 juillet 1940 : Lire la suite

  p. 832-838

Henri Maspro : La Chine antique  ; Éditions de Boccard, 1927 ; 520 pages - R. Bt.

Cet ouvrage est un « monument » d’érudition. C’est une nouvelle édition de celui qui parut en 1927, complétée grâce aux notes laissées par Henri Maspero. Lire la suite

  p. 839-839

Revue Défense Nationale - Mai 1957 - n° 147

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Il n'y a pas d'éditorial pour ce numéro.

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