Mars 1959 - n° 167

Toutes les manœuvres diplomatiques de l’U.R.S.S. et de ses alliés et vassaux du monde communiste ne peuvent se comprendre, et par conséquent se parer, que si l’on ne perd à aucun instant de vue leurs caractères communs et fondamentaux. Elles ne sont en elles-mêmes ni de guerre ni de paix, elles ne tendent en elles-mêmes ni à la préparation d’une action proprement militaire, ni à une détente, mais à des succès de stratégie politique aux dépens du camp occidental. Il est raisonnable de penser, et il est donc probable, qu’elles sont conçues de manière à emporter par elles-mêmes les avantages qu’elles visent, c’est-à-dire à rendre, s’il est possible, l’action de force inutile, en tout cas à la limiter au maximum dans sa portée et dans ses risques éventuels : on ne cueillera le fruit convoité que s’il est jugé mûr, c’est-à-dire susceptible d’être détaché de l’arbre presque sans secousse. Lire les premières lignes

  p. 389-394

En instituant le Service National, l’ordonnance du 7 janvier 1959 portant organisation générale de la Défense a consacré des travaux menés à bien de longue date et qui attendaient seulement la manifestation d’une volonté. Avant d’exposer les principales dispositions de la réforme, il n’est pas inutile d’en rappeler brièvement la genèse. Lire les premières lignes

  p. 395-401
  p. 402-419

Nous menons la guerre outre-mer, sans répit depuis 1946, sur un terrain difficile qui mérite examen. Le caractère inhabituel de ces conflits successifs, tant en Extrême-Orient qu’en Afrique, a mis en évidence des forces longtemps sous-estimées contre lesquelles bataillons, avions et avisos ont manqué totalement d’efficacité alors qu’elles avaient, dans la guerre du Riff en 1924, été vaincues par des moyens identiques. L’accalmie actuelle des combats en Algérie ne saurait faire illusion, la force de nos canons n’a pas été déterminante. Lire les premières lignes

  p. 420-432
  p. 433-446

Si les mots ont un sens, rien de plus évident que la différence entre la guerre généralisée et la guerre limitée ; il est superflu de donner une définition de la première ; et toute guerre qui n’est pas généralisée est obligatoirement une guerre limitée. Lire les premières lignes

  p. 447-457
  p. 458-473
  p. 474-489

Le haut pays est la citadelle de mon cœur.
(Proverbe kurde)
 Lire les premières lignes

  p. 490-502
  p. 503-509
  p. 510-518
  p. 519-524

Chroniques

  p. 525-529
  p. 530-538
  p. 538-542
  p. 543-547
  p. 548-554

Bibliographie

Maréchal Erich von Manstein : Victoires perdues  ; (traduit de l’allemand par René Jouan) Librairie Plon, 1958 ; 435 pages - Jean Némo

Les souvenirs de guerre continuent de paraître ; les dossiers dans lesquels puiseront les historiens futurs s’accumulent. L’un des plus importants témoignages sur les problèmes militaires sera sans doute cet ouvrage du Maréchal von Manstein, mélancoliquement intitulé : Victoires perduesLire la suite

  p. 555-556

Charles Robequain : Madagascar et les bases dispersées de l’Union française  ; Puf, 1958 ; 586 pages - Jean Némo

On publie de nombreux livres sur les territoires d’outre-mer et sur l’Union française. Il n’en reste pas moins difficile de se procurer des renseignements précis et actuels sur leur géographie, car la plupart des ouvrages récents traitent surtout des questions politiques et économiques. Pourtant, la base de toute opinion et de toute discussion, n’est-ce pas dans la géographie physique et humaine qu’il faut la chercher ? Lire la suite

  p. 556-556

Alan Moorehead : Dardanelles  ; (traduit de l’anglais par René Jouan) Presse de la Cité, 1958 ; 314 pages - Jean Némo

L’expédition des Dardanelles a sombré dans l’oubli, ou à peu près. Le livre que lui consacre Alan Moorehead la ressuscitera certainement. Il est difficile de ne pas se sentir, dès les premières pages, intéressé par le ton de l’auteur, l’aisance avec laquelle il reconstitue l’atmosphère, le brio et l’humour avec lesquels il mêle l’anecdote aux questions de haute stratégie. C’est à la fois de l’histoire et du reportage. À lire ce livre, on croit difficilement que son auteur n’a pas assisté lui-même aux événements qu’il raconte, tant le sentiment de présence est intense. Lire la suite

  p. 556-558

Tchiang Kai-Schek : Comment les Communistes se sont emparés de mon pays  ; Éditions Morgan, 1958 ; 364 pages - Jean Némo

Le titre de cet ouvrage ne correspond sans doute pas exactement à son contenu. En effet, il ne s’agit pas seulement d’une histoire de la conquête de la Chine, par les forces de Mao Tsé-Toung – qui, résumée dans la première partie du livre, n’en occupe que le tiers – mais bien d’une prise de position politique et militaire sur les grands problèmes actuels de la coexistence entre le monde communiste et le monde libre. Le texte a donc une portée beaucoup plus grande que ne pourrait le laisser croire le titre. Lire la suite

  p. 558-559

Émile Blamont : Les techniques parlementaires  ; Puf, 1958 ; 128 pages - Jean Némo

Voici un excellent résumé des méthodes et procédés de travail d’un Parlement. Il est très clair, d’une lecture très facile, mais comporte des exposés nets et précis. C’est de l’excellente vulgarisation. Un tel livre, bien que, comme l’auteur le signale lui-même, bien des développements y ont dû être écourtés et bien des nuances estompées, peut rendre un très grand service à tous les citoyens soucieux de mieux comprendre comment fonctionne le Parlement, et il serait souhaitable que tous les jeunes gens qui accéderont prochainement à leur majorité et aux responsabilités du vote le lisent, comme un agréable chapitre – agréable malgré l’austérité apparente du sujet – d’une instruction civique bien comprise. ♦

  p. 559-559

Jacques Fauvel et Henri Mendras (dir.) : Les paysans et la Politique  ; Librairie Armand Colin, 1958 ; 532 pages - Jean Némo

Ce livre épais contient une suite d’études sur le milieu paysan en France, études se rapportant toutes, directement ou indirectement, à l’attitude politique des différents éléments de la paysannerie. En le présentant, Jacques Fauvel et Henri Mendras préviennent le lecteur que cet ouvrage est incomplet, malgré ses importantes dimensions. Lire la suite

  p. 559-560

André Chamson : Nos ancêtres les Gaulois  ; Librairie Gallimard, 1958 ; 170 pages - P. Bodet

Dans quelle catégorie classer ce livre ? Un pamphlet ? Un essai ? Peu importe ; il suffit de prendre plaisir à le lire. Renversant les données du temps, l’auteur suppose qu’apparaît soudainement, surgi on ne sait comment, un ambassadeur gaulois qui se présente à l’ONU, annonçant que la France n’a jamais existé et que la Gaule est toujours en place à l’extrémité occidentale de l’Europe. Cette nouvelle que personne ne songe à vérifier, consterne les poètes et les penseurs dans tous les pays du monde, excite le zèle des Américains et des Russes qui veulent rivaliser pour venir en aide à ce nouveau pays sous-développé. Dans un grand discours, le nouvel ambassadeur prédit ce que son pays apportera au cours des deux prochains millénaires, c’est-à-dire ce que la France a apporté au monde, l’esprit de liberté et de compréhension humaine. Lire la suite

  p. 560-560

Revue Défense Nationale - Mars 1959 - n° 167

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Il n'y a pas d'éditorial pour ce numéro.

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