Août/Sept 1983 - n° 435

La crise des euromissiles

La réunion-débat organisée le 22 mars dernier par le Comité d’études de défense nationale d’aujourd’hui a donc pour thème « la crise des euromissiles ». Ce n’était pas un sujet très original, direz-vous peut-être, puisqu’il avait fait la « une » depuis plusieurs mois de tous les médias, et, puisque, en outre, il venait d’être abondamment commenté lors des élections en Allemagne fédérale, encore que celles-ci ne soient pas vraiment jouées sur l’affaire des euromissiles, contrairement à ce que beaucoup avaient prévu. Lire la suite

  p. 5-9

L'auteur présente les capacités techniques et militaires des euromissiles.

  p. 11-24

L'auteur traite des aspects Otan de la « crise des euromissiles », et il apporte son point de vue éclairé sur les scénarios envisageables pour l’avenir.

  p. 25-35

L'auteur prend à son compte avec son brio habituel les aspects français de la crise des euromissiles.

  p. 37-46

Après les exposés qui font l’objet des précédents articles, nous avons eu de très nombreuses interventions de l’assistance, sous forme de commentaires et de questions. En fait, les réflexions de nos auditeurs, si elles ont été très riches, n’ont pu que difficilement séparer les différents aspects du problème qui sont très naturellement fortement imbriqués. Pour faciliter la lecture des propos recueillis au cours du débat, nous les avons ordonnés, autant que faire se peut, en deux rubriques, la première regroupant ce qui concerne surtout les aspects techniques et militaires, la deuxième les aspects politiques et stratégiques. Lire la suite

  p. 47-59

En guise de conclusion, voici quelques considérations sur la crise des euromissiles qui nous sont personnelles et n’engagent donc en aucune façon la revue. Lire la suite

  p. 61-62

Repères - Opinions - Débats

Conférence prononcée par l'auteur lors d'un colloque organisé les 26 et 27 mars derniers au Centre culturel des Fontaines, à Chantilly, sur le sujet « armes nucléaires et conscience morale ». Cet exposé nous montre bien toute la complexité d'un problème de très grande importance et la diversité des positions qui peuvent être prises à partir de positions doctrinales communes ou peu différentes.

  p. 63-76

L'auteur nous donne ici une des analyses dont il a l'habitude, en revenant sur la politique internationale telle qu'elle se présentait il y a vingt ans. Beaucoup des éléments de la situation actuelle en dérivent directement.

  p. 77-88

Ancien attaché de défense à l'ambassade de Suède en France et actuel rédacteur en chef de la revue de l'Académie royale des sciences de guerre suèdoise, l'auteur, dans une langue française parfaitement maîtrisée, nous fait profiter de ses réflexions sur le Flanc Nord de l'Europe dont son pays fait partie, et que les Français ont trop tendance à ignorer. Lire les premières lignes

  p. 89-104

Il est bien difficile de suivre les affaires du Levant (Proche et Moyen-Orient) qui ont toujours été fort compliquées depuis que le monde est monde. Spécialiste de cette région, l'auteur nous fait suivre ici les méandres de la politique américaine au milieu des difficultés sans nombre qui surgissent de tous côtés. Nous sommes donc en pleine actualité. Lire les premières lignes

  p. 105-121

L'auteur, cofondateur et président de l'Institut du Pacifique, s'est rendu au Brésil à deux reprises en déplacement officiel à l'occasion du voyage d'étude de la 32e session nationale de l'IHEDN (en mars 1980 à Manaus) et de la 35e session nationale de l'IHEDN (en mars 1983 à Rio de Janeiro - Sao Paulo - Foz de Iguaçu - Brasilia - Salvador de Bahia - Belem).

  p. 123-134

Nous donnons ici la seconde partie de l’article de l'auteur sur les armes chimiques, la première partie, d’ordre historique et juridique étant parue dans notre numéro précédent. Lire les premières lignes

  p. 135-152

Chroniques

Le printemps s’est terminé dans une grisaille qui n’a pas surpris les spécialistes de la météorologie politique. Il était évident qu’en quittant Beyrouth en 1982, Yasser Arafat susciterait, à terme, de vives critiques, et d’ailleurs le colonel Kadhafi lui avait dit alors : « Vous auriez mieux fait de vous suicider ». La dispersion d’une bonne partie des soldats de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) dans plusieurs pays arabes ne pouvait qu’aggraver une crise ouverte lors de la bataille de Beyrouth. Aujourd’hui, c’est l’unité même de l’OLP qui est en cause, et tout en soutenant la Syrie, l’URSS reste prudente car elle ne veut pas amoindrir ses possibilités de reprendre une place dans les négociations relatives au Moyen-Orient. Lire les premières lignes

  p. 153-156

• Dans son n° 27, la revue Études polémologiques, publiée par l’Institut français de polémologie dans le cadre de la Fondation pour les études de défense nationale présente un article de M. Augustin Blaquière intitulé : « Introduction à la théorie mathématique des conflits ». Lire les premières lignes

  p. 157-160

J’aime la fête, j’aime la paix et je n’ai connu du rassemblement de Vincennes que ce qu’en a rapporté la presse. Peut-être pour avoir le sentiment que le pacifisme est plus dangereux pour la paix que les euromissiles, peut-être aussi parce que je doute de l’efficacité des pétitions face aux armements de l’adversaire, à coup sûr parce que je pense que la paix est le fruit de l’art politique et militaire, aucunement celui de la crainte et des bons sentiments. Toujours est-il que ce rassemblement a été le point fort de ce mois de juin 1983 et il n’est aucun de nos confrères qui ne l’ait négligé. Lire les premières lignes

  p. 161-164

Depuis plus de 5 ans, l’URSS s’est engagée dans le développement d’ICBM (missiles balistiques intercontinentaux) nouveaux qui pourraient être installés à partir de 1985 et compléter la panoplie des missiles à charges multiples de 4e génération : SS-17, SS-18 et SS-19 qui actuellement constituent le fer de lance de son arsenal stratégique. Lire les premières lignes

  p. 165-169

Faisant suite à l’approbation définitive par le Parlement de la Loi de programmation militaire 1984-1988, la réorganisation de l’Armée de terre est entrée, au début de l’été 1983, dans une nouvelle phase à mesure que se précisaient les contours de la restructuration de nos forces et certaines précisions concernant leur dispositif et leur stationnement. Lire les premières lignes

  p. 170-172

Le 30 mai 1983, à Munsingen (Bade-Wurtemberg), M. Karl Carstens, président de la RFA, accompagné de M. Manfred Woerner, ministre ouest-allemand de la Défense, a rendu visite aux forces françaises. C’était d’ailleurs la première fois, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, qu’un chef d’État ouest-allemand rendait visite à des unités françaises stationnées Outre-Rhin. Lire les premières lignes

  p. 173-176

Dans la chronique du mois de mars 1983, nous évoquions les menaces auxquelles seraient confrontés les navires des puissances moyennes à l’aube du XXIe siècle, et nous en concluions que le moment se prêtait bien à une réflexion sur le type des unités qui y feront face. Lire les premières lignes

  p. 177-180

En 1783, quelques privilégiés assistaient à l’envol d’un ballon de tissu et papier gonflé à l’air chaud. Sans en avoir peut-être une exacte conscience, ils vivaient un moment exceptionnel de l’histoire de l’humanité. Deux siècles plus tard, du 26 mai au 5 juin 1983, au Bourget, plusieurs centaines de milliers de professionnels et de badauds ont assisté avec la même passion au 35e Salon de l’aéronautique et de l’espace. Lire les premières lignes

  p. 181-183

Le premier semestre 1983 n’a pas été favorable au colonel Kadhafi. Depuis le double échec du « Sommet » des chefs d’État tenu à Tripoli l’an passé, réunion qui aurait dû se terminer par son accession à la présidence de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), le président libyen a vu ses principaux projets contrariés et s’est senti comme écarté d’éventuelles grandes décisions africaines. Cette perte de prestige ne déplait pas aux gouvernements les plus « progressistes » que l’influence exercée par l’auteur du « livre vert » sur les foules, notamment sur les jeunes, contraignait à une attitude ambiguë qui les poussait souvent à reconnaître ouvertement le bien-fondé des thèses libyennes tout en condamnant avec discrétion la forme de leur exposé. En réalité, Algériens, Éthiopiens, Tanzaniens, Angolais ou Mozambicains avaient compris que les positions du colonel Kadhafi, par des outrances ou des maladresses, desservaient leur propre cause et confortaient l’esprit de résistance à leur égard du clan des « modérés », en particulier celui des hésitants. Les États de la « ligne de front », dans leur ensemble, reprochaient au « bouillant colonel » de détruire l’unité d’une organisation qu’ils estimaient seule capable de mobiliser l’opinion internationale sans le soutien d’une idéologie, contre la politique du parti national sud-africain en Afrique du Sud même, en Namibie, voire à l’égard des pays voisins de ces deux États. L’Algérie, de son côté, pouvait estimer que les succès diplomatiques remportés par le Maroc en Afrique pour défendre sa politique à l’égard du Sahara occidental étaient causés par le soutien que la Libye apportait au POLISARIO. Le développement de l’influence soudanaise et saoudienne dans les pays du Sahel provenait aussi, selon certains Algériens, du prosélytisme de l’intégrisme libyen dans cette partie du continent, prosélytisme dont les arguments maladroits conduisaient à ranger le « progressisme » des États socialistes africains parmi les extrapolations d’un intégrisme religieux. Lire les premières lignes

  p. 184-191

* Je défends les intérêts de la France. Moi, ce qui m’occupe tout entier, c’est la défense de la France et la sécurité des Français. Lire la suite

  p. 192-193

Bibliographie

Charles Zorgbibe : Les alliances dans le système mondial  ; Puf, 1983 ; 260 pages - Claude Delmas

La « pactomanie » est parfois présentée comme l’une des caractéristiques de notre temps, qui ne concevrait les relations internationales qu’en fonction des alliances. Il est vrai que l’accession à l’indépendance de tous les pays a multiplié le nombre des alliances, mais en tant que tel le phénomène est aussi ancien que la cohabitation des groupes humains. Charles Zorgbibe rappelle qu’en 1278 avant notre ère, le pharaon Ramsès II déclara « paix et fraternité » au roi des Hittites Hattousilis III par un traité gravé en hiéroglyphes dans le temple d’Amon à Kamak, dans lequel se trouve l’essentiel des stipulations des traités modernes. Lire la suite

  p. 194-195

Stockholm International Peace Research Institute : World Armaments and Disarmaments – SIPRI Yearbook 1983  ; Taylor and Francis Ltd, Londres et New York, 1983 ; 680 pages - Olivier Sevaistre

Comme chaque année à pareille époque, l’Institut international de Stockholm pour les recherches sur la paix (SIPRI) publie son étude annuelle sur les problèmes mondiaux d’armement et de désarmement. Cet ouvrage assez volumineux cherche à faire un point précis sur l’état de la technique dans les différents domaines tout autant que sur les mouvements pacifistes ou les essais de maîtrise des armements, en faisant appel à un grand nombre d’auteurs différents (près d’une trentaine). Lire la suite

  p. 195-196

Revue Défense Nationale - Août/Sept 1983 - n° 435

Revue Défense Nationale - Août/Sept 1983 - n° 435

Il n'y a pas d'éditorial pour ce numéro.

Revue Défense Nationale - Août/Sept 1983 - n° 435

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