Décembre 1953 - n° 109

La CED et l'Armée européenne

  p. 563-582
  p. 583-595

Le Pays commence à être éclairé sur les conséquences très graves que constituerait pour lui l’adoption par le Parlement français du Traité sur la Communauté Européenne de Défense : abandon inadmissible de souveraineté en ce qui concerne l’Union française, la France et son Armée ; dessaisissement du gouvernement et du Parlement dans des questions cruciales pour la vie du pays ; amorce de la séparation de la France avec l’Union française, séparation souhaitée par l’Allemagne, afin de pouvoir s’y implanter plus facilement ; hégémonie allemande en Europe assurée, tandis que la France reculerait au rang d’une puissance de second ordre et ne pourrait plus, pour la première fois dans son histoire, faire entendre directement sa voix dans les Conseils des grandes puissances où jusqu’ici elle était représentée à l’égal des U. S. A., de la Grande-Bretagne et de l’U. R. S. S., etc… Lire les premières lignes

  p. 596-617
  p. 618-626

L’O. N. U. face à l’agression chinoise Lire les premières lignes

  p. 627-640
  p. 641-652
  p. 653-667

Chroniques

  p. 668-671
  p. 671-675
  p. 675-681
  p. 681-685
  p. 686-691
  p. 691-695
  p. 695-699

Bibliographie

Jonas Lied : Pionnier en Sibérie  ; Éditions Payot, 1951 ; 292 pages - R. J.

M. Jonas Lied est un Norvégien de la race des Vikings. Parti encore tout jeune de son pays pour faire son éducation commerciale d’abord en Angleterre, puis en Allemagne et en France, il fut intéressé un jour par un voyageur rencontré dans un train et qui percevait les immenses possibilités commerciales de la Sibérie. M. Jonas Lied se donna alors tout entier, à partir de 1910, à la véritable besogne de pionnier que constituait l’exploitation des ressources sibériennes. Il établit son centre d’opérations à Krasnoïarsk, sur l’Iénisséi, descendant chaque année ce fleuve, à la belle saison, pour gagner l’océan Arctique où devait se présenter un navire venant de Norvège. Le passage du nord-est venait à peine d’être parcouru. C’était encore un exploit héroïque que d’affronter les glaces pour pénétrer dans la mer de Kara et atteindre l’embouchure du grand fleuve. M. Jonas Lied surmonta toutes les difficultés et avait obtenu des résultats remarquables quand la révolution russe vint anéantir le fruit de ses efforts. Lire la suite

  p. 700-700

Viatcheslav Molotov, Georgi Dimitrov, Maurice Thorez et André Marty : Les cahiers du Bolchevisme pendant la campagne 1939-1940  ; (avant-propos d’A. Rossi) Éditions Dominique Wapler, 1951 ; 162 pages - Henry Freydenberg

A. Rossi nous présente le seul numéro des « Cahiers du Bolchevisme » paru pendant la « drôle de guerre ». Ce fascicule, dont la Bibliothèque nationale de Paris ne possède qu’une reproduction photostatique, n’est mentionné nulle part dans la presse communiste d’après 1941. Celle-ci a des raisons, que l’auteur analyse et commente. Elles s’inspirent d’une politique soviétique réaliste qui poursuit imperturbablement, parmi ses reniements, ses volte-face et son mépris des accords, les buts assignés par Lénine : subversion mondiale et absorption idéologique des Nations préalablement désagrégées, politiquement et socialement, par une propagande doctrinale souple et libre de scrupules. Lire la suite

  p. 700-701

Jacques Mordal : La bataille de Casablanca  ; Librairie Plon, 1952 ; 305 pages - R. J.

À ses œuvres déjà remarquées : La bataille de Dunkerque, La campagne de Norvège, À la poursuite du Bismarck, Jacques Mordal vient d’ajouter une intéressante étude sur La bataille de Casablanca. Il s’agit du combat de trois jours (8, 9 et 10 novembre 1942) que se livrèrent Français et Américains lors du débarquement de ces derniers au Maroc. L’auteur retrace les divers combats autour de Port-Lyautey, à Fedala, autour de Casablanca, et à Safi, en donnant une description extrêmement détaillée que lui permet une connaissance évidemment très poussée de son sujet. Il s’étend plus particulièrement sur l’engagement des navires : croiseurs, contre-torpilleurs, torpilleurs et sous-marins, apportant des précisions et des renseignements qu’on ne saurait trouver nulle part ailleurs. Il souligne l’héroïsme déployé de part et d’autre dans l’accomplissement du devoir, quelque pénible que pût être celui-ci. Il met bien en valeur l’invraisemblable chance qu’eurent les Américains de trouver du calme plat sur cette côte du Maroc, surtout en cette période de l’année. Lire la suite

  p. 701-702

Jacques Lacour-Gayet : Histoire du Commerce. T. IV et T. V  ; Éditions Spid, 1951 ; 391 et 441 pages - J. D.

On sait l’importance de cette belle publication que dirige M. Jacques Lacour-Gayet, membre de l’Institut, et à laquelle collaborent des économistes, des juristes, des archivistes, des géographes et des linguistes de haute valeur. Avant que le tome III ne soit sorti des presses, ce sont les tomes IV et V qui sont ici présentés. Le tome IV traite du commerce depuis le XVe siècle. C’est une époque majeure pour l’essor du commerce que celle que présente Jean Canu par son étude sur le Nouveau Monde et l’Or espagnol. Ainsi que l’expose Claude-Joseph Gignoux, la période mercantile ne tarde pas à s’ouvrir. La marche du mercantilisme vers le libéralisme est suivie par André Gobert. Lire la suite

  p. 702-702

Peter Henn : La dernière rafale  ; Éditions Julliard, 1953 ; 268 pages - B.

Un chasseur de la Luftwaffe raconte sa guerre. Le récit commence au moment du débarquement allié en Sicile et se termine en mars 1945, dans le réduit tchèque où Peter Henn, descendu par l’aviation soviétique, perd ses deux jambes. Le style est direct, vivant, sans apprêt. Parfois même l’auteur adopte le pittoresque style parlé qui est en usage sur toutes les pistes aériennes du monde. Lire la suite

  p. 703-703

Jean Marie et Léon Haffner : L’Art et la Mer  ; Éditions Ozanne, 1952 ; 250 pages - Edmond Delage

Si un sujet peut être qualifié de neuf et d’inconnu, c’est bien celui de L’Art et la Mer. Ce n’est pas que « l’art marin » soit nouveau puisque, même si l’on ne s’en tient qu’à la peinture, il ne le cède en ancienneté qu’à l’Art de l’animalier. Mais cet ouvrage est le seul qui ait étudié un si vaste sujet sous ses aspects les plus divers. Lire la suite

  p. 703-703

Revue Défense Nationale - Décembre 1953 - n° 109

La CED et l'Armée européenne

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Il n'y a pas d'éditorial pour ce numéro.

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