Avril 1967 - n° 256

Les progrès sans cesse accélérés des moyens techniques ont permis et vont permettre des développements spectaculaires dans tous les domaines. La prospective à laquelle chacun pouvait s’exercer autrefois avec un minimum de bon sens et quelques principes simples, s’avère maintenant, face à un avenir si complexe, une science difficile. L’esprit se tourne volontiers vers les domaines les plus révolutionnaires, les perspectives spatiales notamment, qui accaparent l’actualité journalistique. Et pourtant dans cette mode parfois outrancièrement futuriste, on constate que les grandes nations consacrent au domaine maritime un effort sans cesse accru. Lire les premières lignes

  p. 553-565

Conférence prononcée à l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN). Lire la suite

  p. 566-584

Dans son numéro de février 1955, la Revue de Défense Nationale publiait un article de l’Amiral Castex, intitulé : « Moscou rempart de l’Occident ». Nous pourrions demander à nos abonnés de se reporter à cette livraison. Mais, vieille de plus de douze ans, nous pensons qu’elle a pu disparaître de certains rayons, d’autant que notre publication n’avait pas, à cette époque, le rayonnement national et international qu’elle connaît aujourd’hui. Aussi, nous extrayons de cet article la dernière partie. Nos lecteurs y apprécieront l’objectivité de l’Amiral Castex, et son sens de la prospective, « Une prophétie qui se réalise », n’est-ce pas le titre que mériterait cet extrait ? Lire les premières lignes

  p. 585-589
  p. 590-604

Avec la nomination par le gouvernement d’un Délégué ministériel à l’Informatique, la France découvre une nouvelle technologie qui a pris son essor aux États-Unis cinq ans auparavant : l’informatique. L’auteur fait le point des progrès balbutiants et du champ des possibilités qu’ouvre cette technologique. Lire les premières lignes

  p. 605-611
  p. 612-617
  p. 618-632
  p. 633-640
  p. 641-650

« Nous louons un cheval de ce qu’il est vigoureux « et adroit non de son harnois…
Pourquoi, estimant un homme, l’estimez-vous tout enveloppé et empacqueté ? C’est le prix de
l’espée que vous cherchez, non de la guaine. Quelle âme a-t-il ? Est-elle belle, capable et heureusement pourvue de toutes ses pièces ?… C’est ce qu’il faut savoir. » Lire les premières lignes

  p. 651-662
  p. 663-676
  p. 677-682
  p. 683-689
  p. 690-696

L’affaire du Sud-Ouest africain illustre de façon frappante la difficulté de résoudre, par des voies de droit, les discussions internationales. Les principes les plus nobles de la morale la plus exigeante, les intérêts politiques les plus respectables, les considérations économiques les plus matérielles mais aussi les plus nécessaires à la vie quotidienne s’y trouvent mêlés aux thèses juridiques les plus subtiles. Après de longues années de discussions, de plaidoiries, d’arrêts, d’avis les plus divers, l’état de fait subsiste : la République d’Afrique du Sud continue d’administrer le Sud-Ouest africain comme s’il était une de ses provinces ; les hommes continuent à vivre dans l’état varié et variable de leur condition ; le monde, aux prises avec d’autres problèmes, laisse celui-là sans solution, faute de pouvoir en trouver une qui serait satisfaisante pour tous. Il ne semble même pas que le temps, dont on dit qu’il met un terme à tout, travaille pour hâter le moment où la question, pendante depuis tant d’années, pourra être enfin considérée comme réglée. L’arrêt rendu par la Cour Internationale de Justice de La Haye, le 18 juillet 1966, a donné naissance à de nombreux commentaires. Nous ne retiendrons ici que ceux qu’expriment MM. Ernest A. Gross, dans un article paru dans la revue américaine « Foreign Affairs » du mois d’octobre 1966 (1) et Paul Giniewski, dans un livre tout récemment publié (2)Lire les premières lignes

  p. 697-705

Chroniques

L’activité des institutions internationales est très souvent plus importante que les apparences ne pourraient le laisser supposer. Cela tient en premier lieu à ce que certaines de leurs préoccupations se situent souvent dans des secteurs techniques. Plus encore, cela tient à ce que, sauf en des circonstances particulières, les opinions publiques ne se sentent pas directement concernées par les discussions entre experts. Lire la suite

  p. 706-711

Les diverses mesures édictées par les lois 63-1333 et 63-1334 du 30 décembre 1963, en vue de faciliter la réduction des effectifs de l’Armée de terre par départs volontaires, ont cessé d’être applicables (à l’exception des articles 5 et 6 de la loi 03-1333 qui demeurent applicables jusqu’au 31 décembre 1968) à compter du 1er janvier 1967. Lire la suite

  p. 712-718

Le général d’armée aérienne Philippe Maurin a été nommé CEMAA à compter du 27 février 1967. Il succède au général d’armée aérienne André Martin, placé en congé définitif du personnel navigant. Lire la suite

  p. 718-723

Comme de coutume, la composition du tonnage de notre marine au 1er janvier 1967 vient d’être publiée. La flotte en service atteint 351 675 tonnes : forces de combat, 231 895 t (dont 85 500 pour les grands bâtiments, 89 100 pour les escorteurs, 19 430 pour les sous-marins, 37 835 pour les dragueurs, 530 pour les patrouilleurs, vedettes et garde-côtes), 25 970 t pour les forces amphibies et 93 810 t pour la flotte auxiliaire. Dans leur ensemble, ces chiffres s’éloignent assez peu de ceux des deux années précédentes : seul, le tonnage auxiliaire a fortement augmenté (10 000 tonnes en 1966, plus de 47 000 depuis le 1er janvier 1964), grâce à quelques constructions neuves et surtout à la conversion d’un certain nombre de bâtiments achetés au commerce pour les besoins du Centre d’expérimentations du Pacifique. Mais, comme le Chef d’état-major de la Marine (CEMM) a pris soin d’en avertir l’opinion, il s’agit là d’une amélioration plus apparente que réelle, car une partie des unités transformées pour le CEP n’est qu’imparfaitement adaptée au soutien ordinaire d’une flotte de combat à la mer, et d’ailleurs la campagne de 1966 dans le Pacifique, comme celles qui y auront encore lieu, les exposent à une usure prématurée. Lire la suite

  p. 723-729

Le 18 janvier 1967, à Lomé, cinq jours après le coup d’État militaire – qui écartait du pouvoir le président Grunitzky – et la mise en place par le lieutenant-colonel Eyadema d’un « Comité de réconciliation nationale », s’est ouvert, comme prévu depuis plusieurs mois, le Congrès de l’Institut international de droit des pays d’expression française (Idef). Créé le 9 juin 1964, cet institut a pour objet de grouper les personnes s’adonnant à l’étude ou à la pratique du droit dans les pays totalement ou partiellement d’expression française. Il se propose essentiellement d’établir des relations entre les personnes physiques ou morales qui s’occupent de problèmes juridiques et de faciliter l’échange des idées sur ces mêmes questions ; de favoriser et d’organiser les échanges culturels et la coopération entre personnes et institutions de différentes nationalités qui s’occupent des problèmes faisant l’objet de l’activité de l’association ; d’organiser, avec l’aide de correspondants établis dans les différents pays, un bureau d’information et de documentation concernant ces sujets. Son siège a été fixé à Paris. Le président d’honneur est M. Isaac Forster, Juge à la Cour internationale de justice (Sénégal). Le président est M. René Cassin, président honoraire du Conseil d’État (France). Les vice-présidents sont MM. Gabriel d’Arboussier, ancien Garde des Sceaux et Ambassadeur en France, Directeur général de l’Institut de recherches et de formation des Nations unies (Sénégal) ; Paul-André Crepeau, Professeur à l’Université de Montréal (Canada) ; Pierre Lampué, Professeur à la Faculté de Droit et des Sciences économiques de Paris (France) ; Alain Plantey, Maître des Requêtes au Conseil d’État, Ambassadeur de France à Madagascar (France) ; René Rakotobe, président du Conseil supérieur des institutions (République malgache) ; Anani Santos, avocat-défenseur (Togo) ; Joseph Brahim Seid, magistrat, ministre de la Justice (Tchad). Les membres du Comité directeur sont des juristes mauritanien, cambodgien, mandais, dahoméen, vietnamien, français, nigérien et gabonais. Le secrétaire général est M. Pierre Decheix, magistrat français. Lire la suite

  p. 729-733

Bibliographie

Général André Beauffre : Stratégie de l’action  ; Éditions Armand Colin, 1966 ; 142 pages - Jean Némo

Après avoir étudié, comme on sait, la stratégie de la dissuasion, le général Beaufre intéresse ses lecteurs à la stratégie de l’action, en leur proposant une méthode d’analyse qui « peut apporter à l’homme d’État les éléments qui lui manquaient pour juger objectivement de ses intuitions et de ses prévisions ». En persistant dans la voie qu’il indique, en approfondissant les données qu’il présente dans un premier essai, « l’histoire pourra être conduite – au moins dans une certaine mesure – et échapper ainsi aux improvisations que le hasard domine par ses fatalités ». Lire la suite

  p. 734-734

Jean Ottenheimer : Vingt ans d’économie mondiale  ; Éditions Génin, 1966 ; 520 pages - Jean Némo

« La fin de l’économie est humaine. L’homme ne vit pas pour travailler ; il travaille pour vivre. Le monde occidental ne peut admettre certaines mesures prises de l’autre côté du Rideau de Fer (…). En France, le Parti communiste devient presque plus un parti d’intellectuels qu’un parti ouvrier ». En lisant ces lignes, extraites des toutes dernières phrases de l’épais volume présenté par l’ingénieur général Ottenheimer, on pourrait penser qu’il s’agit d’une théorie politique. Il n’en est rien cependant ; mais, écrit aussi l’auteur dans son introduction, « les doctrines conduisent à l’action politique et celle-ci sera correctement menée ou non si la doctrine est appliquée dans les conditions politiques, financières, monétaires, économiques qu’elle entraîne ». Lire la suite

  p. 736-736

Léo Hamon (dir.) : Le rôle extra-militaire de l’armée dans le Tiers-Monde  ; Puf, 1966 ; 457 pages - Jean Némo

Le titre seul met en appétit, surtout à la suite des nombreux coups d’État et des participations plus ou moins étendues qui, au cours de ces dernières années, ont conduit les armées de nombreux pays du Tiers-Monde à entrer dans la politique active. Ce livre groupe les exposés faits sur cette question, par de nombreuses personnalités civiles et militaires, au cours du colloque consacré à ce sujet par le Centre d’études des relations politiques de Dijon. Le Professeur Léo Hamon en a fait une large et brillante synthèse qui sert de conclusion à l’ouvrage. Lire la suite

  p. 736-738

Jean-Paul Merville : La Grande Croisière  ; Éditions Gallimard, 1966 ; 362 pages - A. B.

Dans ce volume extrêmement attachant, l’auteur – qui dissimule sous un pseudonyme discret sa qualité de colonel en retraite – offre au lecteur intéressé par l’histoire militaire de son pays, à travers les perspectives d’un roman de qualité susceptible de lui attirer les autres catégories de lecteurs, un témoignage chaleureux et fidèle qui mérite que nous nous y arrêtions quelques instants. Lire la suite

  p. 738-739

Marcel Peyrouton : Histoire général du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie) des origines à nos jours  ; Éditions Albin Michel, 1966 ; 288 pages - Jean Némo

Synthétiser l’histoire du Maghreb en un nombre de pages relativement restreint, et réussir dans cette entreprise, est un résultat qui vaut la peine d’être noté. Le livre de Marcel Peyrouton est partagé en deux parties à peu près égales, l’une consacrée à l’histoire de l’Afrique du Nord avant 1830, l’autre à la période qui vit s’implanter la colonisation française dans les trois pays qui la composent. Cette répartition des développements consacrés à des durées si largement différentes correspond évidemment aux besoins d’une thèse. Car ce livre n’est pas un ouvrage d’érudition, non plus qu’un simple travail historique. Il est une démonstration que le Maghreb tout entier, malgré son occupation par l’Islam, ne trouve son équilibre et ne peut bâtir son avenir que dans une entente avec l’Occident. Lire la suite

  p. 739-739

Général Moshé Dayan : Journal de la campagne du Sinaï  ; Éditions Fayard, 1966 ; 288 pages - Jean Némo

Racontée au jour le jour par celui qui commandait les forces israéliennes, la campagne du Sinaï, en octobre et novembre 1956, intéressera certainement tous les militaires. En effet, les opérations y sont minutieusement décrites, depuis leur conception jusqu’à leur exécution, sans que soient laissées dans l’ombre les raisons pour lesquelles les différentes dispositions ont été prévues et les actions menées, sans que soient cachées non plus les fautes, les erreurs, les omissions. Guerre de mouvement, comportant de larges manœuvres combinées de parachutistes et de blindés mais aussi des attaques de positions fortifiées, guerre-éclair dont les événements se déroulent en quelques jours, guerre du désert dans laquelle les questions logistiques comptent au moins autant que les questions tactiques, guerre, sinon improvisée, du moins hâtivement préparée, c’est un exemple qui confirme bien des enseignements déjà connus, mais dont la répétition n’est jamais inutile. Lire la suite

  p. 739-740

Marcel Loichot : La réforme pancapitaliste  ; Édition Robert Laffont, 1966 ; 215 pages - Jean Némo

Peut-on concilier le capitalisme et le communisme, ou plus exactement imaginer un système économique qui conserverait les avantages de l’un et de l’autre ? Dans un livre rapide, de présentation non-conformiste fort éloignée de celle qu’adoptent généralement les auteurs qui écrivent de façon très austère sur ces questions difficiles, Marcel Loichot répond affirmativement. Lire la suite

  p. 740-740

Revue Défense Nationale - Avril 1967 - n° 256

Revue Défense Nationale - Avril 1967 - n° 256

Il n'y a pas d'éditorial pour ce numéro.

Revue Défense Nationale - Avril 1967 - n° 256

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