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Décembre 1947 - n° 043

  p. 723-742
  p. 743-757
  p. 758-777
  p. 778-807
  p. 808-827

La littérature militaire actuelle emploie couramment, pour qualifier certaines armes, les termes de « tactiques » et « stratégiques ». Les armes qualifiées de « stratégiques » sont généralement celles qui agissent à grande distance, les armes « tactiques » étant, par opposition, celles dont le rayon d’action limité restreint le domaine au champ de bataille proprement dit des unités terrestres. Lire la suite

  p. 818-821

Philippe de Hautecloque, qui devait se rendre célèbre sous le nom de « Leclerc », naquit le 22 novembre 1902 à Belloy-Saint-Léonard (Somme). Il était le fils d’Adrien de Hautecloque qui, engagé volontaire en 1914 comme soldat de 2e classe au 11e Cuirassiers, fit toute la campagne comme porte-étendard de ce régiment et la termina lieutenant avec la Légion d’honneur, plusieurs citations et une blessure. Deux de ses oncles, officiers d’active, furent tués pendant la Première Guerre mondiale à la tête de leurs unités. Lire la suite

  p. 822-825

Chroniques

  p. 826-829
  p. 830-835
  p. 835-840
  p. 840-844
  p. 844-849
  p. 849-853

Bibliographie

Capitaine Jean-Mary Accart/Jean-Mary Accart : On s’est battu dans le ciel
Car la terre est ronde
 ; Éditions Arthaud, 1942 ; 150 pages/Éditions Arthaud, 1947 ; 85 pages - Edmond Delage

Le premier livre, préfacé par Roland Dorgelès, n’offre pas seulement l’intérêt de nous présenter, avec un talent qui s’était déjà manifesté dans Chasseurs du ciel, une série d’engagements héroïques où s’illustra notre aviation de chasse, il nous rappelle aussi quelques vérités qu’il importe de propager dans l’opinion : tout d’abord, l’héroïsme de notre aviation de chasse qui s’est multipliée pour compenser l’infériorité numérique, mais sans pouvoir retarder l’issue de la lutte, ensuite, l’infériorité rédhibitoire du nombre des escadres françaises, le manque de matériel de l’artillerie contre avions, la pauvreté des unités terrestres en armes anti-aériennes. Le 24 juin, l’aviation française était prête à continuer la lutte. Mais la partie principale se joua au sol et le combat était vraiment par trop inégal. Lire la suite

  p. 854-855

Lieutenant-colonel Edmond Valery : Dix-neuf hommes dans la brousse  ; Éditions Arthaud, 1946 ; 261 pages - Henry Freydenberg

Durant l’occupation japonaise de l’Indochine, la résistance est préparée mais les Japs prévenus font un coup de force contre les troupes françaises et les mettent hors de cause. Lire la suite

  p. 855-855

Flavien Bonnet-Roy : Ferdinand-Philippe, duc d’Orléans  ; Éditions SEFI, 1947 ; 323 pages - Edmond Delage

Le fils aîné de Louis-Philippe, (1810-1842) duc de Chartres sous la Restauration, Prince Royal sous la monarchie de juillet, était un prince intelligent, élégant, libéral et fermement attaché aux principes de la Révolution. Un stupide accident de voiture, auquel il succomba, à trente-deux ans, ne lui a pas permis de donner sa mesure. Ce que nous savons de lui et ce que son biographe nous apprend permettent de le regretter. Lire la suite

  p. 855-856

Marcel Thiry : La Belgique pendant la guerre ;  ; Librairie Hachette, 1947 ; 253 pages - Edmond Delage

C’est un livre très suggestif et dense que vient de consacrer, sous un format réduit, M. Marcel Thiry, à l’histoire de son pays pendant la guerre. Il n’a pas la prétention de décrire par le menu cette pénible suite d’événements dramatiques ; ce sont plutôt des images particulièrement pittoresques et émouvantes qui, sous la plume adroite, se dressent devant nous. On trouve en tout cas, dans son livre, une analyse, parfaitement documentée et suffisamment précise, des mouvements de l’armée belge, attaquée inopinément par la Wehrmacht. Il résulte de ces considérations, que la résistance belge, souvent héroïque, fut totalement insuffisante. Lire la suite

  p. 856-856

Lucien Carron : Nuits sans aube  ; Éditions Arthaud, 1946 ; 302 pages - Henry Freydenberg

C’est l’histoire d’un Groupe franc colonial raconté simplement, sans fioritures, par un chef de groupe qui a combattu sur le front de Lorraine près de la Nied. Pages émouvantes par les récits des accrochages, par ceux aussi des terribles souffrances endurées pendant cet hiver si rigoureux où les GF, toujours alertés, tendaient des embuscades, secouraient les postes attaqués ou protégeaient les travailleurs de première ligne. Hommes et chefs volontaires, pour mieux servir le pays, formaient un tout et l’on saisit, dès lors, le sens profondément humain de la compréhension des douleurs des blessés et des parents des disparus. Ces pages sont un nouveau témoignage des qualités du soldat français et des chefs, trop souvent dénigrés par des ignorants.

  p. 857-857

Gérard Milhaud : Stalingrad, porte de la victoire  ; Éditions Mellotée, 1946 ; 136 pages - Edmond Delage

La Revue de Défense nationale a publié, sous la signature du lieutenant-colonel Achard-James, dans son numéro de février (page 213), un article situant Stalingrad dans la stratégie générale de la guerre. M. Gérard Milhaud, professeur de l’enseignement technique, vient de donner, en un petit livre de 136 pages, l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur cette véritable épopée de la défensive russe. C’est une excellente mise au point de l’œuvre écrite, à ce sujet, par C. Simonov, V. Grossman, Alexis Tolstoï et Ilia Ehrenbourg ; ainsi qu’un résumé extrêmement utile et réussi de tous les communiqués de guerre et des textes officiels soviétiques, ce travail de présentation logique est, en même temps, animé par un souffle puissant d’admiration pour l’héroïsme de l’armée russe.

  p. 857-857

Pierre Denis : Souvenirs de la France libre  ; Éditions Berger-Levrault, 1946 ; 242 pages - Edmond Delage

Il est peu de livres plus intelligents et plus perspicaces que celui que vient de publier Pierre Denis, sous le titre Souvenirs de la France libre. Cet ancien normalien fut précipité, dès son arrivée à Londres, le 20 juin 1940, dans l’administration financière de la France libre. Il joua, comme conseiller technique, sous les climats les plus divers, aussi bien en Angleterre qu’en Afrique, au Levant et en océan Indien, bref, dans l’Empire tout entier, un rôle essentiel. Il le tint avec intégrité, une farouche conscience de son devoir ; comme il est naturel, il eut maille à partir avec plus d’un des plus ardents partisans du général pour qui la science financière était lettre morte. Lire la suite

  p. 857-858

Ferdinand Taillard : Le nationalisme marocain  ; Éditions du Cerf, 1947 ; 206 pages - Henry Freydenberg

M. Paillard présente une étude très documentée sur les origines, le développement et les aspirations du nationalisme marocain, et critique les défauts, l’intransigeance et la mauvaise foi des nationalistes qui ne veulent pas reconnaître ce que la France a fait pour le Maroc. Lire la suite

  p. 858-858

Henri Cavaillès : La route française : son histoire, sa fonction  ; Librairie Armand Colin, 1947 ; 399 pages - Edmond Delage

Le sujet traité par M. Henri Cavaillès est nouveau. Il n’existait pas encore, en effet, d’étude sur le réseau routier français envisagé sous les différents aspects que peuvent lui conférer l’histoire, la géographie et la sociologie. Lire la suite

  p. 858-859

Francis Yeats-Brown : Soldat du Gange (Martial India)  ; Éditions Berger-Levrault, 1946 ; 320 pages - Edmond Delage

M. Francis Yeats-Brown, populaire parmi nous, grâce au roman dont fut tiré le film bien connu Les lanciers du Bengale, a consacré à l’Armée des Indes un très beau livre. C’est parmi les deux millions de volontaires, fournis par l’Inde, que se recrutèrent plusieurs divisions, les plus glorieuses de l’armée de l’empire britannique ; ce sont leurs exploits qui nous sont ici narrés avec simplicité, mais avec de précieux détails tactiques et stratégiques. Il sera impossible d’écrire l’histoire de cette guerre, sans tenir le plus juste compte du rôle brillant joué par les troupes indiennes, notamment en Afrique, en Somalie, en Érythrée, en Tunisie et en Birmanie. On lira également, avec fruit, la page consacrée à la Marine royale indienne et à l’Indian Air Force. Lire la suite

  p. 859-859

Chevalier Willy Coppens de Houthulst : Reclassements. T I : Hélices en croix  ; Éditions du Rhône, 1947 ; 316 pages - D.

Sous ce titre, le chevalier Willy Coppens de Houthulst, grand as belge de la guerre 1914-1918, vient de traiter de façon extrêmement intéressante la question de la défense aérienne des petits pays et plus particulièrement du sien : la Belgique. Mais les remarques et théories, dont ses deux tomes fourmillent, dépassent le cadre étroit de ce pays et ont une portée assez générale, pour intéresser tous ceux qui étudient des problèmes de stratégie aérienne. Lire la suite

  p. 859-860

Marcel Brion : Charles le Téméraire  ; Librairie Hachette, 1947 ; 265 pages - Edmond Delage

Marcel Brion vient de dessiner, en une belle fresque historique, l’épopée de Charles le Téméraire, grand Duc d’Occident. C’est toute une époque héroïque qui revit sous nos yeux, dans cette lutte de deux géants : Louis XI et le Téméraire : l’un habile, dissimulé, ami de l’intrigue, l’autre féodal, robuste, passionné pour les longues chevauchées et les entreprises audacieuses. Nous assistons, en effet, à l’écroulement du Duché de Bourgogne où quatre générations de ducs se succédèrent. De cette grande œuvre de rassemblement de territoires hétéroclites, il ne resta rien. Les plus belles provinces dominées par le Téméraire arrondirent le patrimoine national de la France et tombèrent entre les mains de son vieil ennemi. À cet égard, l’œuvre de Marcel Brion a plus qu’une valeur épisodique ; elle fixe en traits brillants un des tournants décisifs de notre histoire.

  p. 860-860

James de Coquet : Guêpier jaune  ; Éditions du Pré aux Clercs, 1947 ; 262 pages - Edmond Delage

Nous avons déjà vu, en son temps, l’intérêt que présentent les grands reportages de James de Coquet, un de nos meilleurs journalistes, un de ceux qui peuvent s’aligner à bon droit en face de la si riche équipe anglo-saxonne dont les traductions commencent à nous parvenir en foule. Lire la suite

  p. 860-861

Louis Chevalier : Les paysans  ; Éditions Denoël, 1947 ; 231 pages - B.

L’ouvrage de M. Chevallier, comme l’auteur le reconnaît lui-même dans ses conclusions, ne répond que très partiellement à son titre ; il ne constitue pas, en effet, une étude du « monde paysan », mais une recherche, aussi intéressante que documentée, de la place qu’il convient d’attribuer en France au « monde paysan » pour assurer à notre pays un développement harmonieux de ses richesses morales et matérielles. Lire la suite

  p. 861-861

Revue Défense Nationale - Décembre 1947 - n° 043

Revue Défense Nationale - Décembre 1947 - n° 043

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