C’est à une réflexion forte sur les conditions et les aléas de l’élaboration d’un nouvel ordonnancement du monde qui permette une régulation stratégique durable que nous convie Claude Revel en préambule de ce numéro d’octobre. Il est ensuite question des armées et de la façon dont elles se repensent face à la modernité, puis de l’Alliance atlantique à la veille d’un nouveau Sommet qui doit en arrêter la nouvelle raison d’être. Enfin, des chroniques montrent de façon convergente que la question économique et l’urgence budgétaire sont devenues les facteurs clés d’une rénovation militaire engagée dans la plupart des pays européens. Lire la suite

  p. 1-1

L’actuelle crise systémique marque la fin d’un ordre et pose la question de son remplacement. Examiner le rôle des nouveaux acteurs étatiques ou non, la valeur des nouveaux processus politiques, économiques et sociaux et entrevoir les conditions d’un ordre alternatif issu de la confrontation d’autres modèles, voilà ce qu’évoque l’auteur.

  p. 7-12

Identité militaire

Au-delà des spécificités de chaque armée, c’est le risque individuel accepté, transcendé dans le collectif assumé qui est à la base de l’identité militaire.

  p. 15-16

Ce qui est en jeu dans les engagements terrestres du XXIe siècle, c’est la possible décorrélation entre la technicité d’exécution et la grandeur de la mission, celle qu’exigeait hier encore une culture de service du pays et d’attachement à son sol. Une analyse sans concession montre que le modèle évolue. Lire les premières lignes

  p. 17-25

C’est la mer et le bâtiment de combat qui structurent d’abord la culture militaire du marin. Confinement, éloignement, précarité, promiscuité, technicité, solidarité, autant de facteurs distinctifs à inscrire désormais dans un nouvel équilibre à trouver entre l’homme et le matériel, entre le monde naval et la société à terre.

  p. 27-35

Le major William, de l’US Air Force, que tout le monde sur la base appelait Monsieur William, allez savoir pourquoi, trouva à la sortie le taxi qu’il avait commandé. Le chauffeur était visiblement issu de la diversité, bronzé et barbe noire. Le pare-brise de la voiture était agrémenté de la bimbeloterie qu’on voit pendre au rétroviseur des autobus d’Orient et des taxis-brousse africains. « 13e avenue », jeta William au barbu. Une 13e avenue existait-elle à Las Vegas ? William l’ignorait. Pas le chauffeur, qui démarra sans poser de question. Lire la suite

  p. 36-36

Comme les autres communautés militaires, l’Armée de l’air s’appuie sur une tradition marquée par des grandes figures qui illustrent ses valeurs, jeunesse, intrépidité, fraternité, engagement opérationnel, technicité. Une forte identité s’est peu à peu forgée depuis soixantequinze ans dans cette société militaire spécifique. Lire les premières lignes

  p. 37-45

Alliance atlantique

Dans cette réflexion personnelle, le premier commandant suprême allié français, Commandant ACT, met en perspective les évolutions de l’Otan, évoque le processus d’élaboration de la stratégie de l’Alliance et les nouvelles synergies internes et externes de son organisation.

  p. 47-52

Comment faire fonctionner la relation transatlantique dans un monde qui n’est plus polarisé ? Comment réarticuler Amérique et Europe dans leurs différences et leurs possibles complémentarités ? L’auteur nous livre son analyse et nous propose sa voie.

  p. 53-60

Les tâches fondamentales de l’Alliance, l’approche globale de la gestion des crises, la stratégie nucléaire et le bouclier antimissiles : autant de dossiers qui, avec la réforme de l’Otan, forment le coeur des enjeux du prochain sommet de l’Alliance et qu’analyse l’auteur.

  p. 61-69

Repères - Opinions - Débats

Ce compte-rendu détaillé des travaux des assises nationales de la recherche stratégique met en évidence l’ampleur de la tâche et l’ambition du projet. C’est à une redéfinition générale du cadre et des objets de la sécurité qu’est invitée la communauté stratégique française.

  p. 73-82

Dans le maquis des signaux faibles de la conflictualité ambiante, comment donner tous leur sens à ceux qui ont un réel contenu stratégique ? Plus que la détection, c’est la qualification des risques et des dangers qui posent problème si l’on veut pouvoir engager l’effort du pays dans la voie sûre de sa sécurité.

  p. 83-85

La privatisation de l’action militaire telle qu’elle se pratique de plus en plus dans les théâtres de crise impose aux États de définir un cadre politique, économique et éthique suffisant pour garder le contrôle de l’action armée et en préserver le professionnalisme.

  p. 86-91

L’appareil militaire français n’a cessé d’évoluer depuis une quinzaine d’années vers un modèle de plus en plus sophistiqué qui nécessitait un saut qualitatif pour les hommes comme pour le matériel. L’auteur s’attache à montrer les points forts et les limites de cette transformation qui pourrait décorréler les militaires de la société.

  p. 92-96

En retraçant la part qu’a prise l’arme aérienne dans les conflits et combats qui ont suivi la décolonisation, le général Fleury trace les contours d’une véritable stratégie aérienne impliquée dans les opérations de prévention, de rétorsion et d’avertissement au service de l’action diplomatique de la France.

  p. 97-104

Revues - Rapports

Le 30 juin 2010, l’amiral Guillaud, chef d’état-major des armées, a été auditionné pour la première fois depuis sa nomination le 25 février dernier, par la Commission des affaires étrangères du Sénat. À cette période bien particulière de l’année, les sénateurs ont d’emblée exprimé leur vif souhait d’entendre le Cema sur l’actualité budgétaire et notamment sur les conséquences, tant sur le plan opérationnel que sur le plan humain, des décisions que la Défense serait amenée à prendre pour gérer au mieux la réduction inéluctable des crédits affectés à nos armées dans le cadre de la crise actuelle. Lire les premières lignes

  p. 107-111

« Deux Glorieuses » à peine – les 6 et 7 avril – et le peuple kirghize aura évincé un régime exécré. Non sans pertes : le chiffre annoncé de 87 morts témoigne d’une véritable révolution, stupéfiante dans une région centre-asiatique tenue par les pires dictatures. Le gouvernement provisoire en devient une anomalie, une sorte de kyste qu’il faudra résorber de crainte que la « contamination démocratique » ne s’étende. Lire les premières lignes

  p. 112-114

L’impact de la crise économique actuelle sur les budgets de défense se fait de plus en plus ressentir chez nos voisins européens. Ce ne sont pas uniquement les pays membres de la zone euro en difficulté financière qui sont en train de prendre des mesures draconiennes. Certes, la Grèce, l’Espagne et le Portugal ont tous annoncé des réductions importantes de salaire dans la fonction publique, ainsi que la fin des projets d’acquisition de matériel de défense, mais ce sont deux poids lourds européens qui ont fait les coupes les plus importantes en juin 2010. Le Royaume-Uni et l’Allemagne ont annoncé vouloir réduire leurs dépenses liées à la défense tout en réorganisant leurs forces armées. Leur objectif est de créer des forces plus réactives, plus opérationnelles et moins coûteuses, tout en diminuant la lourde machine bureaucratique. Lire les premières lignes

  p. 114-117

La crise budgétaire dans laquelle l’Europe est plongée frappe la plupart de nos grands partenaires du « vieux continent ». L’impact sur les budgets consacrés à la défense réduit les capacités militaires alors même que les engagements opérationnels n’ont pas cessé et exigent d’ailleurs un effort croissant des États européens, au moment où les États-Unis consentent moins à assumer le rôle de gendarme du monde. La contradiction entre les besoins et les ressources est au cœur de l’actualité stratégique de la plupart des revues européennes de défense. Lire les premières lignes

  p. 117-120

En cette période de rationalisation des dépenses et de justification du premier euro, il est normal de s’interroger sur le système actuel de formation supérieure des officiers de l’Armée de terre, sur sa pertinence, son coût et sa qualité. N’en fait-on pas trop, sommes-nous cohérents dans cette démarche globale de formation, prenons-nous en compte les besoins réels et les possibilités de l’institution ? Lire les premières lignes

  p. 120-123

Les graves dérives perpétrées par certains membres des forces américaines il y a quelques années sur des captifs irakiens à la prison d’Abou Ghraib à Bagdad ont mis en lumière l’épineuse problématique de l’interrogatoire des prisonniers de guerre. En raison d’un manque cruel de locuteurs en langue arabe (la plupart étaient mobilisés pour interroger les islamistes à Guantanamo) (1) et devant l’afflux de détenus dans le centre pénitentiaire de la capitale irakienne, l’armée des États-Unis avait dû faire appel à des interprètes civils fournis par des compagnies privées (Titan, CACI) pour questionner les individus incarcérés (2). Soumis à une nécessité impérieuse de résultats par leurs employeurs, ces interrogateurs occasionnels s’étaient laissés emporter dans une dynamique de dérapages ignominieux qui avaient porté atteinte à la réputation de leur pays. Ces débordements s’expliquent par le fait que les préposés aux interrogatoires n’étaient pas préparés à ce genre de mission particulièrement délicate. Spécialistes du Proche et du Moyen-Orient, ces contractuels étaient avant tout des interprètes et non des interrogateurs, car ils n’avaient reçu aucune instruction spécifique pour mener des interrogatoires de prisonniers. Or, l’obtention de renseignements de source humaine reste une affaire de professionnels expérimentés. Lire les premières lignes

  p. 124-125

Les crises actuelles surviennent au sein d’États fragiles, confrontés à des difficultés structurelles en matière de sécurité, de gouvernance et de développement. Les engagements récents de la force armée visant à mettre un terme à la spirale de crise susceptible de provoquer un effondrement de l’autorité centrale ont démontré les limites de l’emploi isolé, même légitime, de la force en vue de restaurer la stabilité. Par ailleurs, les interventions extérieures s’inscrivent généralement dans un cadre multinational impliquant la participation d’un grand nombre d’acteurs civils et militaires, de représentants des organisations internationales, d’ONG ou encore de sociétés privées. Les relations entre les acteurs impliqués à différents niveaux dans le processus de gestion de crise, ne sont ni formalisées, ni organisées, ce qui provoque une confusion préjudiciable à l’intervention (1) en raison de la multiplicité des agendas, des objectifs et des intérêts de chaque entité dans le théâtre. Lire les premières lignes

  p. 125-128

En consacrant presque un quart de la National Security Strategy (NSS) de mai 2010 aux enjeux intérieurs, l’Administration Obama a pris le risque calculé de prêter le flanc aux critiques républicaines, qui furent promptes à dénoncer une instrumentalisation de la sécurité nationale au profit de l’agenda socio-économique intérieur promu par la Maison-Blanche. Cette insistance de la NSS sur les fondements nationaux de la sécurité et, par extension, de la puissance, semblait toutefois inévitable dans l’élaboration d’un document extrêmement formalisé où le besoin de se démarquer de l’héritage Bush II se faisait sentir. Lire les premières lignes

  p. 128-130

Recensions

Le livre que Thierry Garcin a publié chez Économica en mai 2009 mérite d’être signalé à l’attention des lecteurs de la Revue Défense Nationale, en raison de la personnalité de son auteur, de l’intérêt de ses thématiques, de l’originalité des illustrations et de la documentation qui en font un ouvrage de référence. Ce manuel destiné aux étudiants en relations internationales est aussi un remarquable outil de travail pour tous ceux qui s’intéressent aux bouleversements de l’exceptionnelle période de transition qui a caractérisé les lendemains de l’ouverture du mur de Berlin et la dissolution de l’Union soviétique. Une transition qui, au début de la seconde décennie du XXIe siècle est loin d’être achevée et qui réserve sans doute encore bien des surprises. Lire la suite

  p. 131-132

Jean-Sylvestre Mongrenier : La Russie menace-t-elle l’Occident ?  ; Choiseul édition, 2009 ; 220 pages - Eugène Berg

Professeur agrégé et docteur en géographie-géopolitique, chercheur à l’Institut français de géopolitique, ainsi que chercheur associé à l’Institut Thomas More, Jean-Sylvestre Mongrenier – qu’Yves Lacoste, présente dans sa préface, comme un des jeunes chercheurs des plus prometteurs en géopolitique –, avait assurément bien des atouts pour s’attaquer à son tour au sujet russe, ambivalent et contradiction par nature. En effet, la voie paraît étroite entre une attitude plutôt systématiquement critique vis-à-vis de la Russie et des analyses plutôt complaisantes. On peut dire qu’il s’en est bien tiré, au-delà de l’accroche du livre, qui ne saurait être prise à la lettre. Lire la suite

  p. 133-134

Les colloques du Sénat : Le Moyen-Orient à l’heure nucléaire  ; Sénat/Fondation Robert Schuman, 2010, bilingue ; 264 pages - Marine Berthon

Ce rapport, ouvrage divisé en cinq parties, traite de l’engagement de la politique européenne au Moyen-Orient. Il illustre parfaitement la fascination de l’Occident à l’égard de l’Orient, la peur du terrorisme, ainsi que l’enracinement de l’islamisme militant qui crée une désaffection croissante de l’Orient vis-à-vis de l’Occident. Les intervenants se demandent quelles sont les chances de réussir un dialogue avec l’Iran, car à l’intérieur de la problématique du nucléaire, il semble que l’Iran souhaite devenir une superpuissance régionale. Le problème du nucléaire ne concerne pas seulement l’Iran, mais également de nombreuses nations émergentes. Lire la suite

  p. 135-135

Olivier Kempf : Le Casque et la Plume  ; Économica, 2010 ; 128 pages - Coralie Fourmy

Fort de son expérience militaire ainsi que littéraire (il est conseiller de rédaction de la Revue Défense Nationale), le colonel Olivier Kempf nous fait partager dans son premier livre, Le casque et la plume, l’envers du décor militaire. Lire la suite

  p. 136-136

Erich Ludendorff : La guerre totale  ; (préface de Benoît Lemay) Perrin, 2010 ; 286 pages - Maxence Gille

Héros allemand de la Première Guerre mondiale, le général Ludendorff se lança à l’issue de celle-ci dans une carrière d’écrivain militaire et d’homme politique. Militant d’extrême droite, il devint rapidement l’un des principaux membres du parti nazi ; élu député en 1924, il est le candidat malheureux de son parti à la présidence de 1925. En désaccord avec Hitler, il se retira de la vie publique peu de temps après et mourut le 20 décembre 1937. Lire la suite

  p. 137-138

Revue Défense Nationale - Octobre 2010 - n° 733

The current systemic crisis marks the end of one world order and begs the question of its replacement. The author examines the role of the new state and non-state players, assesses the value of new political economic and social processes and offers a glimpse of the conditions for an alternative order resulting from the confrontation of other models.

Beyond the specific characteristics of each of the armed forces, the basis of the sense of military identity is the acceptance of individual risk, transcended into an acknowledged collective risk.

At risk in twenty-first century ground force engagements is the possible disconnection between the importance of a mission and the technical skills necessary for attaining it, the mission that yesterday still demanded a culture of service to the country and attachment to its territory. A pitiless analysis shows that this culture is changing.

The sailor’s military culture is built in the first instance upon the sea and the fighting ship. Confinement, distance, precariousness, cramped living space, technical skill, teamwork—all these distinctive elements have to find their place in a new balance to be established between man and equipment, between the world of the sailor and land-based society.

As with the other military communities, the Air Force is based on a tradition marked by major personalities who illustrate its values—youth, boldness, comradeship, operational commitment, technical skill. A strong sense of identity has been steadily forged over some 75 years in this highly specific military society.

In this personal view, the first French supreme allied commander (Supreme Allied Commander Transformation—SACT) sets the evolution of NATO in perspective, reminds us of how the Alliance’s strategy is developed and evokes the new synergies, internal and external, of his organisation.

How should the transatlantic relationship function in a world that is no longer polarised? How can America and Europe be rearticulated in their differences and their possible complementarity? The author offers us his analysis and his proposals.

The fundamental tasks of the Alliance, the overall approach to crisis management, nuclear strategy and missile defence: with the reform of NATO, these are all topics that will be central to the next Alliance summit, and which the author analyses.

Opinions and Viewpoints

This detailed account of the work of national strategic research institutions reveals the size of the task and the ambition of the project. The French strategic community is invited to participate in this redefinition of the framework and the aims of national security.

In the jungle of weak signals coming out of prevailing conflict situations, how can we identify those that have real strategic significance? More than simple detection, the evaluation of risks and dangers is the problem to be solved if we wish to be able to commit the nation’s efforts along the true path of security.

Privatisation of military activities, as practised ever more frequently in crisis theatres, faces states with the need to define an adequate political, economic and ethical framework to ensure control over the use of force and maintain professionalism.

The French military apparatus has been constantly evolving, over the last 15 years, towards an increasingly sophisticated model that required a qualitative leap for both men and equipment. The author illustrates the strengths and the limitations of this transformation, which could distance the military from society.

Tracing the role played by the air arm in the conflicts and battles that followed decolonisation, General Fleury outlines the genuine air strategy implicit in operations of prevention, retaliation and warning in support of French foreign policy.

Book reviews

Jean-Sylvestre Mongrenier : La Russie menace-t-elle l’Occident ?  ; Choiseul édition, 2009 ; 220 pages - Eugène Berg

Les colloques du Sénat : Le Moyen-Orient à l’heure nucléaire  ; Sénat/Fondation Robert Schuman, 2010, bilingue ; 264 pages - Marine Berthon

Olivier Kempf : Le Casque et la Plume  ; Économica, 2010 ; 128 pages - Coralie Fourmy

Erich Ludendorff : La guerre totale  ; (préface de Benoît Lemay) Perrin, 2010 ; 286 pages - Maxence Gille

Revue Défense Nationale - Octobre 2010 - n° 733

C’est à une réflexion forte sur les conditions et les aléas de l’élaboration d’un nouvel ordonnancement du monde qui permette une régulation stratégique durable que nous convie Claude Revel en préambule de ce numéro d’octobre. Il est ensuite question des armées et de la façon dont elles se repensent face à la modernité, puis de l’Alliance atlantique à la veille d’un nouveau Sommet qui doit en arrêter la nouvelle raison d’être. Enfin, des chroniques montrent de façon convergente que la question économique et l’urgence budgétaire sont devenues les facteurs clés d’une rénovation militaire engagée dans la plupart des pays européens.

Dans une société aux identités multiples et aux communautés de plus en plus affichées, la question des spécificités militaires bien souvent évoquée est trop rarement rapportée aux exigences opérationnelles, au terrain d’emploi qui façonnent les tempéraments, les attitudes, les traditions de chaque armée. L’encouragement à une véritable dynamique interarmées et l’effacement des corporatismes passent aussi par la préservation des identités, la promotion de l’esprit d’équipe et le dépassement de soi qui caractérisent le métier militaire dans ses différentes pratiques. Il en est question dans ce numéro.

L’Alliance atlantique cherche de sommet en sommet depuis la fin de la guerre froide à s’adapter aux réalités d’un monde instable et incertain. À la base de sa légitimité et de sa dynamique, il y a le dialogue stratégique entre Américains et Européens. À la clé de son avenir, il y a l’aptitude de son organisation, l’Otan, à qualifier l’insécurité ambiante, à y faire face et à articuler les différents cadres stratégiques de ses partenariats variés. Une clarification est attendue fin novembre à Lisbonne.

La Revue Défense Nationale qui a fait peau neuve dans sa revue mensuelle en renouvelant sa maquette éditoriale en janvier dernier et dans son numéro d’été en partenariat avec Économica poursuit son effort en mettant son site Internet au niveau de son périodique. Sa nouvelle présentation, en place depuis mi-septembre, offre de nouvelles rubriques. Elle permet aussi de multiplier les angles de vues grâce à une tribune hebdomadaire active et ouverte à laquelle vous êtes invités à contribuer nombreux. Consultez-la tous les mercredis. Une nouvelle ligne de cahiers thématiques vous est également proposée de façon régulière sous une forme d’édition numérique. Elle permet d’étoffer l’offre de la RDN et de répondre à de nombreuses sollicitations. Un effort de diffusion est également entrepris pour permettre à la RDN de toucher un nouveau public, notamment via le réseau des librairies et de rapprocher le débat stratégique de l’opinion publique à un moment important. Nous demandons aux amis de la RDN de nous accompagner dans cet effort de vulgarisation et serons heureux de recueillir vos avis sur ces évolutions et celles qui restent à accomplir (www.defnat.com). ♦

Jean Dufourcq

Revue Défense Nationale - Octobre 2010 - n° 733

La RDN vous invite dans cet espace à contribuer au « débat stratégique », vocation de la Revue. Cette contribution doit être constructive et doit viser à enrichir le débat abordé dans le dossier. C’est l’occasion d’apporter votre vision, complémentaire ou contradictoire. Vos réponses argumentées seront publiées sous votre nom après validation par la rédaction.

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