Août/Sept 1952 - n° 095

144 pages

L’année 1951 a été marquée par les efforts continus déployés pour mettre sur pied l’Armée Européenne. Lire les premières lignes

  p. 123-131

Dans un article paru dans la Revue au mois de juillet 1950, et intitulé « Que reste-t-il du Plan Monnet ? », l’auteur, après avoir rappelé les circonstances qui, en 1946, avaient commandé l’élaboration d’un plan national de modernisation et d’équipement et analysé les objectifs de ce plan ainsi que les méthodes suivies pour sa réalisation, avait souligné, en conclusion, qu’il était communément admis que ce plan demeurerait unique en son genre, et ne serait pas relayé à son terme par un nouveau plan pluriennal. Or, au mois de décembre 1951, le Gouvernement a pris l’engagement, conformément au vœu du Parlement, de préparer dans un délai de six mois un second plan de modernisation et d’équipement pour la période 1952-1956. Le présent article se propose de donner les raisons de ce revirement et d’esquisser les grandes lignes de ce prochain plan, qui ne sera mis au point et présenté que dans quelques mois. Lire les premières lignes

  p. 132-143

Par sa position géographique qui est centrale en Méditerranée et septentrionale en Afrique, Bizerte est, à la fois, le verrou de la Méditerranée occidentale et la pierre angulaire de la défense française en Afrique du nord. La valeur intrinsèque de Bizerte résulte de dispositions naturelles exceptionnelles. Ces possibilités sont encore loin d’être exploitées du point de vue maritime, aérien et terrestre. Après l’aménagement du plan d’eau en hase navale et des terre-pleins en aérodromes, l’infrastructure souterraine en constitue l’étape logique de l’évolution, à l’âge atomique. En soixante ans, l’historique de la base française de Bizerte comporte trois phases : la phase portuaire, la phase aéronautique et la phase souterraine. Lire les premières lignes

  p. 144-160
  p. 161-169

Cet article est emprunté au livre de Camille Rougeron : Enseignements de la Guerre de Corée (Berger-Levrault, Éditeurs). Lire les premières lignes

  p. 170-181
  p. 182-189

Les fleuves, ou cours d’eau en général, ont joué et jouent encore aujourd’hui un rôle stratégique considérable ; à tel point que la plupart des batailles célèbres portent le nom d’un cours d’eau ou celui d’une ville située sur un cours d’eau. À notre avis, il convient de distinguer deux aspects très différents, sinon contradictoires, de ce rôle.Le premier, et le plus « classique », est celui de « coupure » ; d’obstacle opposé à une progression des forces terrestres perpendiculairement au cours d’un fleuve ; aujourd’hui, avant tout, le rôle de « fossé anti-véhicules » naturel, plus ou moins efficace. Le second est celui de voie de communication ; non pas seulement s’il s’agit d’une voie navigable, mais parce qu’un cours d’eau, c’est une vallée, donc une bande de terrain de parcours facile, plus ou moins large, que suivent non seulement les voies fluviales, éventuellement, mais la route et le rail. C’est aussi un axe d’objectifs payants : centres industriels et agricoles, nœuds de communications, allées de centrales thermiques ou hydroélectriques, chaînes d’aérodromes, etc… Lire les premières lignes

  p. 190-200
  p. 201-209

Il est assez piquant de noter, comme le remarque Robert Laulan, bibliothécaire devenu historiographe de l’École militaire, que cet établissement dédié au dieu Mars doit son existence à deux civils dont une femme : la Marquise de Pompadour et un financier, Pâris-Duverney, qui s’était enrichi, il est vrai, comme munitionnaire, c’est-à-dire comme fournisseur des armées du roi non seulement en munitions, mais en vivres et qui, à ce titre, avait quelque raison de s’intéresser aux militaires. Lire les premières lignes

  p. 210-215
  p. 216-226

Chroniques

  p. 227-231
  p. 232-239
  p. 240-245
  p. 245-250

Les attentats terroristes continuent à se succéder jour après jour avec une régularité presque bureaucratique. Dans différents endroits de la Régence, mais surtout à Tunis, cinq ou six engins explosifs sont déposés chaque jour au hasard : rebord de fenêtre, toit, pompe à essence, etc.) Parfois, une grenade est lancée dans un rassemblement paisible de badauds regardant un étalage ou une boutique de forain. Parfois, une récolte est incendiée. On sent une volonté arrêtée de maintenir un état de troubles et de tension qui empêche les autorités de prendre les mesures d’apaisement qui faciliteraient les négociations, et d’offrir un semblant de justifications aux intrigues qui se nouent contre la France dans les couloirs de l’ONU. Plusieurs bandes de terroristes ont été arrêtées, notamment celle responsable de l’attentat contre M. Zévaco, maire de Sousse. D’autres bandes, arrêtées précédemment, sont passées en jugement. Chaque fois les meneurs ont été convaincus d’appartenance au Néo-Destour. Lire les premières lignes

  p. 250-253

Dans le Proche-Orient. — En marge de l’épreuve de force de la communauté occidentale et du monde soviétique, des crises politiques continuent d’agiter le Proche-Orient. En Égypte, le gouvernement d’Hilaly Pacha qui, tout en conservant un programme nationaliste, avait cherché à rallier les foules turbulentes à sa politique de salubrité publique, donnait sa démission le 29 juin. Hussein Sirry Pacha était désigné comme son successeur. « Indépendant » comme le président démissionnaire, Sirry Pacha devait tenter une politique qui, sans rechercher le soutien avoué du Wafd [parti laïc], ne le rejetterait pas pour autant dans l’opposition. Lire les premières lignes

  p. 253-257
  p. 257-261

Bibliographie

Robert Gruss : Petit dictionnaire de marine  ; Société d’études géographiques, maritimes et coloniales, 1952 ; 270 pages - Edmond Delage

M. Robert Gruss vient de publier une troisième édition, entièrement refondue et augmentée, de son petit dictionnaire illustré de 96 planches et de 430 dessins de Haffner. C’est une véritable œuvre nouvelle qu’il nous propose. Elle constitue, en ce qui concerne la flotte de guerre et de commerce, une véritable encyclopédie indispensable à tous ceux qui, de loin ou de près, s’intéressent à la vie de la mer et à celle des marins. Nous signalons, toutefois, à l’auteur qu’à notre sens le mot Schnorchel s’impose en matière sous-marine, de préférence à celui de Schnorckel, car il dérive, croyons-nous, d’un verbe germanique qui veut dire souffler ou ronfler. ♦

  p. 262-262

Bernard Barbey / Louis Clappier : Chevaux abandonnés sur le champ de bataille / Place-forte Koenigberg  ; Éditions Julliard, 1951 ; 358 et 230 pages - Edmond Delage

Bien qu’il ne soit pas dans nos habitudes de rendre compte de romans, ceux-ci peuvent prendre place dans notre bibliographie étant donné leur caractère en partie militaire. Lire la suite

  p. 262-263

Robert Christophe / A. Augustin-Thierry : Le duc de Morny, « empereur » des Français sous Napoléon III / Son élégance le duc de Morny  ; Librairie Hachette, 1951 ; 252 pages / Éditions Amiot-Dumont, 1951 ; 281 pages - Edmond Delage

Le livre de M. Robert Christophe se lit comme un véritable roman et jette, avec une vivacité et une liberté d’allure extrêmement plaisantes, un jour nouveau sur les dessous de l’histoire du Second Empire. On lira avec un intérêt particulier le chapitre relatif à l’affaire du Mexique et on comprendra mieux encore, s’il en était besoin, les causes de la défaite de 1870, quand on verra dans quelle atmosphère d’affairisme, de plaisir et de corruption s’agitaient le Gouvernement de Napoléon III et l’un de ses conseillers les plus puissants. Lire la suite

  p. 263-263

Jean Hazard : Dictionnaire anglais-français et français-anglais des termes de marine et du navire   ; Sociétés d’éditions géographiques, maritimes et coloniales, 1951 ; 215 pages - Edmond Delage

La Société d’Éditions géographiques, maritimes et coloniales a confié à Jean Hazard, qui consacra toute sa vie aux machines marines et fut mécanicien en chef de Normandie avant d’entrer à l’Académie de Marine et de prendre sa retraite, le soin de moderniser le petit lexique anglo-français qu’avait publié, il y a déjà bien un demi-siècle, le professeur de l’École navale Douady. Lire la suite

  p. 263-263

Revue Défense Nationale - Août/Sept 1952 - n° 095

Revue Défense Nationale - Août/Sept 1952 - n° 095

Il n'y a pas d'éditorial pour ce numéro.

Revue Défense Nationale - Août/Sept 1952 - n° 095

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