En quels termes et avec quelle ampleur se pose le problème de l'immigration à notre pays ? Quels principes inspirent notre politique à cet égard ? Quelles actions le gouvernement mène-t-il ? Que reste-t-il à faire, notamment sur le plan bilatéral en coopération avec les pays d'origine ? C'est à ces diverses questions que répond le Secrétaire d'État aux Travailleurs immigrés. Son article nous invite à réfléchir à ce problème qui nous concerne tous et qui n'est pas sans rapport avec les armées puisque tant d'immigrés ont combattu dans leurs rangs pour la défense de nos libertés. Lire les premières lignes
Le mot « standardisation » est employé de plus en plus fréquemment dans les débats relatifs aux problèmes d’armement et, comme cela advient souvent, un examen attentif révèle que ce néologisme n’a pas la même signification pour tous ceux qui l’utilisent. Dans l’acception française du vocable, il s’agit de l’ensemble des règles et des procédés qui permettent la production d’éléments unifiés et interchangeables. Le concept est donc objectif, exempt de tout jugement de valeur. Le glossaire de l’OTAN (AAP-6 (L) 1975) donne, par contre, une définition tout à fait subjective et orientée. Selon ce document, en effet, la standardisation est « le procédé par lequel les nations membres réalisent la coopération la plus étroite possible des ressources fournies par la recherche, les études et la production, et conviennent d’adopter, sur la base la plus large possible, l’utilisation de : Lire les premières lignes
Reflet du monde né de la décolonisation, forum et arène politique où les antagonismes peuvent s'exprimer mais aussi s'apaiser par le jeu d'une dialectique tendant à corriger progressivement les situations d'inégalité, l'ONU est pour la France un terrain essentiel d'action diplomatique où elle présente et peut faire prévaloir une conception généreuse du monde moderne conforme à son génie propre.
Cessons d'avoir les yeux braqués sur nos frontières terrestres. Puisque « se multiplient les signes annonciateurs d'une nouvelle phase de civilisation à dominante maritime », la France se doit de revenir à une politique navale conforme à ses intérêts et à sa vocation maritime. Lorsqu'elle lui a été fidèle, l'histoire l'a payée de retour : l'épisode de Rochambeau et du comte de Grasse nous le rappelle en cette année du bicentenaire des États-Unis. Le « discours » de l'Amiral Gorchkov souligne en contrepoint ce plaidoyer du major général de la Marine nationale. Lire les premières lignes
L’action modératrice et la médiation syriennes dans le drame libanais sont souvent mal comprises en Occident, peut-être en raison des stéréotypes qui subsistent dans certains esprits à propos de la notion historique de « Grande Syrie » ou de « Croissant fertile » et de l’incompréhension du concept de nation arabe. Pas plus que le Liban, dont plus de la moitié de la population est musulmane, ne peut rester insensible à l’influence de Damas « cœur unitaire du monde arabe », la Syrie, de son côté, ne peut se permettre de voir le Liban transformé en zone anarchique avec risque de démembrement. Cet article d'un spécialiste des problèmes du Moyen-Orient permet de saisir les fonctions spécifiques et complémentaires de chacun des deux éléments du couple Syrie-Liban dans cette progression du monde arabe vers son unité. Lire les premières lignes
L'épineux problème chypriote, la question complexe des minorités et les litiges à propos du statut de la mer Égée nourrissent la rivalité gréco-turque et remettent en question l'équilibre dans cette région du monde où les desseins stratégiques des Soviétiques et des Américains se croisent. L'affaire de Chypre et ses suites illustrent bien les risques d'un recours inconsidéré à la pratique de la crise contrôlée. Le flanc Sud de l'Otan reste dangereusement affaibli par les séquelles du conflit gréco-turc. Il est essentiel que les deux pays ne se laissent pas entraîner, du fait de leur contentieux, à prendre des risques qui finiraient par compromettre leur coexistence harmonieuse, pourtant indispensable à leur effort de construction. Là se situent les vraies priorités.
La politique extérieure du Brésil, elle aussi, « se mondialise ». Telle est la signification du terme d’« œcuménisme », curieusement appliqué à ce domaine par le gouvernement du président Geisel. Le Brésil exprime ainsi à la fois sa volonté déjouer un rôle sur la scène mondiale et sa prise de conscience du fait que son développement passe nécessairement par l'interdépendance avec tous les autres éléments du système mondial. D'où son refus de tous les alignements systématiques. Cette position est cohérente avec la situation et les besoins de l'économie brésilienne qui a été décrite par l'auteur, un spécialiste des problèmes d'Amérique latine, dans un premier article (« Est-ce la fin du miracle brésilien ? », RDN n° 354, avril 1976).
La prolongation de la guerre civile au Liban, l’impossibilité de concilier les positions des parties en cause dans le conflit sur Chypre et la persistance du contentieux gréco-turc en mer Égée, la difficulté d’aller au-delà des premiers pas accomplis par Henry Kissinger sur la voie de la paix au Proche-Orient, autant d’éléments qui soulignent la place que la Méditerranée continue de tenir dans la politique internationale et l’importance décisive qu’elle continue d’avoir dans l’orientation, vers le meilleur ou vers le pire, des rapports entre les deux Grands. Lire les premières lignes
À propos de l'ouvrage du général Paul de Villelume, Journal d’une défaite (août 1939-juin 1940), Éd. Fayard, 1976, 478 pages. Lire les premières lignes
Chroniques
Le souvenir de la crise des années 1930 hante les esprits, à l’heure où une nouvelle « guerre des monnaies » incite chaque pays à se replier sur soi, et où la concertation n’est parfois qu’une confrontation d’égoïsmes. La situation n’est toutefois pas la même, et d’ailleurs l’histoire ne se répète jamais. Alors qu’en 1930 la crise était née à New York, aujourd’hui les États-Unis ne sont pas touchés par l’ébranlement de certaines monnaies européennes. Alors que tous les pays du Vieux Continent avaient été submergés par la crise, aujourd’hui l’Allemagne fédérale (RFA) et la Suisse constituent des pôles de résistance. Il n’en demeure pas moins que l’on peut s’inquiéter du déferlement de l’inflation et de l’éclatement de la solidarité monétaire qui devait constituer l’un des ciments de l’Europe, de l’ébranlement enfin de sa construction politique. Lire les premières lignes
Si la loi d’aide à l’étranger de l’exercice 1974-1975 a été signée le 30 décembre 1974, soit six mois après le début de l’année budgétaire – délai habituellement observé – les projets concernant l’aide au cours de la nouvelle année budgétaire, qui s’étend du 1er juillet 1975 au 30 septembre 1976, étaient encore en mars 1976 l’objet de débats parlementaires. Lire les premières lignes
En 1940, malgré les efforts fournis par l’Armée de l’air française et, le sait-on ?, malgré les résultats obtenus, les armées françaises, sans protection aérienne valable, furent rapidement disloquées. Il y eut plusieurs raisons à cela mais, de l’avis des survivants, il semble que l’absence de matériels antiaériens modernes ait été déterminante. En 1967, les armées égyptienne et syrienne affectées de la même tare furent détruites rapidement. Là aussi, il y avait d’autres raisons, mais en comparant cette défaite avec le succès relatif des mêmes armées en 1973, on peut saisir toute l’importance d’une défense antiaérienne sérieuse que les forces arabes avaient enfin acquise grâce aux SAM soviétiques. Lire les premières lignes
Commencée par la création de quatre nouvelles divisions et la fusion des 5e et 7e régions militaires, ainsi que nous l’avons annoncé dans de précédentes chroniques [NDLR 2024 : en avril notamment], la réorganisation de l’Armée de terre va se poursuivre par de profonds changements touchant l’ensemble des forces de manœuvre et de l’actuelle Défense opérationnelle du territoire (DOT). Lire les premières lignes
Le 11e Salon International de l’Aviation générale, organisé avec le concours de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) des Alpes Maritimes et du commandement de la Base aérienne de Nice (qui en assurera la tutelle aéronautique) se tiendra cette année encore sur l’aérodrome de Cannes-Mandelieu du 5 au 13 juin prochain. Lire les premières lignes
Dans l’exposé des motifs qui accompagne le budget que demande la Navy pour l’exercice 1976-1977, M. William Middendorf, le secrétaire à la Marine, met l’accent sur le développement de la flotte soviétique. L’énorme effort que cette dernière a accompli dans le domaine des constructions navales au cours de la décennie 1964-1974 lui a permis de rattraper puis de dépasser quantitativement la marine américaine. Lire les premières lignes
La situation politique de l’Afrique continue à se dégrader. Le Mozambique, où M. Samora Machel a pu surmonter une crise grave, ne se contente plus de menacer la Rhodésie [NDLR 2026 : Zimbabwe depuis 1980] mais ferme sa frontière au trafic extérieur rhodésien qui sera obligé d’emprunter le réseau ferroviaire sud-africain déjà surchargé. Salisbury, en outre, est contraint de contenir la relance des activités subversives tout en poursuivant des négociations difficiles avec la fraction modérée de l’African National Congress (ANC) sans pouvoir être en mesure d’accepter ni les exigences de M. Nkomo sur la constitution d’un pouvoir intérimaire ni le plan de règlement présenté par Londres le 22 mars. Lire les premières lignes
Au cours des derniers mois, c’est surtout le cinéma français qui s’est penché sur le destin militaire, les films étrangers n’y ayant presque pas fait allusion, si ce n’est dans quelques westerns du type classique. Dans leurs œuvres, les cinéastes français n’ont pas seulement présenté des militaires de notre pays, mais aussi des officiers et des soldats allemands, à la faveur de la mode dite « rétro ». Dans un cas précis, celui de L’Histoire d’Adèle H., nous avons même eu droit à des images se rapportant à l’armée britannique. Un seul film américain, projeté récemment sur nos écrans, mettait en scène des militaires de la dernière guerre. Il s’agit de A Separate Peace, dont le thème général illustrait une sincère amitié entre adolescents, traversée d’éclairs de jalousie et d’envie. Estropié à la suite d’un défi stupide de son meilleur ami, le personnage central, un jeune étudiant, se morfond parce que personne ne veut de lui comme soldat. Or, il voudrait servir son pays et la cause alliée. L’armée américaine l’ayant définitivement rejeté, il écrit aux différentes formations militaires alliées, y compris au général de Gaulle, toujours sans résultat. Sa seule consolation, amère, il est vrai, sera d’apprendre par un de ses camarades revenu du Pacifique à quel enfer il a échappé malgré lui. Notons que cette contrepartie pessimiste n’est nullement défaitiste. Les auteurs de A Separate Peace sont contre la guerre, pas contre l’armée. Lire la suite
Bibliographie
Cet essai sur l’épreuve de force comme révélateur et mode constitutif des relations humaines procède d’un double souci : d’une part, élucider les problèmes posés par l’organisation du service militaire et la mise en œuvre d’une politique de défense crédible, d’autre part, tenter de définir un outillage conceptuel permettant de gérer les crises au moment où l’histoire laisse entrevoir le passage de « l’ère des nationalités à celle de la mondialité ». Pour réaliser un projet aussi ambitieux, M. Sallantin a bénéficié du concours de la Fondation Béna et de la Fondation pour les études de défense nationale (FEDN) et il a pu confronter ses vues à celles d’appelés du contingent qui ont collaboré à ses travaux. Toutefois, ce livre est marqué de son empreinte et s’inscrit dans le droit fil des préoccupations qui sont les siennes depuis qu’ayant renoncé à faire carrière dans la Marine, il se consacre entièrement à des recherches sur la logique des systèmes évolutifs et conflictuels. Au début des années 1960, la parution de son Essai sur la défense avait retenu l’attention des spécialistes et lui avait valu une certaine notoriété. L’épreuve de force marque une nouvelle étape du développement de sa pensée et on doit savoir gré à la FEDN d’avoir contribué à sa diffusion en l’accueillant dans sa collection des cahiers « Les Sept Épées ». Lire la suite
L’ouvrage de Gaston Bouthoul et de René Carrère retient l’attention à plus d’un titre : il s’inscrit tout d’abord dans la longue perspective des études polémologiques de Gaston Bouthoul, bien connues des lecteurs de cette Revue : il apparaît ensuite comme la reprise et le développement en France des travaux de trois chercheurs anglo-saxons (Quincy Wright : A study of war, 1942 : Richardson : Statistics of deadly quarrels, 1960 : David Singer et Melvin Small : The wages of war, 1972) ; mais il se signale surtout par la tentative d’analyse quantitative du phénomène guerre menée avec le concours de l’informatique. Lire la suite
Décidément, avec chacun de ses ouvrages, Hélène Carrère d’Encausse s’impose de plus en plus comme un de nos meilleurs connaisseurs de la politique étrangère soviétique. Elle ne se contente pas d’observer au jour le jour, mais sait se situer dans la perspective historique des années écoulées depuis la relève de la diplomatie de l’Ancien Régime par les hommes nouveaux issus de la Révolution de novembre 1917. Son information est extrêmement étendue. Elle est habile à disséquer les textes les plus touffus et à y découvrir la « petite phrase » qui sonne le glas d’une politique, ou marque le durcissement d’une attitude, ou permet de prévoir un prochain renversement des alliances… Assez curieusement, la politique extérieure russe est beaucoup moins secrète que celle des pays occidentaux. Certes, les grands desseins et les grandes orientations ne sont pas discutés sur le forum. Mais à un moment ou à un autre, sous une forme ou sous une autre, elles sont, bel et bien, à la disposition du public. Un chercheur adroit et averti est parfaitement en mesure de les découvrir en consultant une documentation ouverte, accessible à tous, qu’il suffit de savoir lire ; Hélène Carrère d’Encausse y excelle. Lire la suite
Cet ouvrage apporte une contribution précieuse à la connaissance des événements qui ont secoué l’Argentine depuis trente ans et dont la confusion incite souvent soit à des simplifications trompeuses soit à l’indifférence. Lire la suite
Tibor Mende, dont les ouvrages sur l’Extrême-Orient – sous-continent indien, sud-est asiatique et Chine – font autorité, étudie en parallèle la situation économique et sociale du Japon, appelé à demeurer longtemps encore le pivot industriel du monde asiatique, et le « pragmatisme prophétique » de la Chine. La première partie est plus importante que la seconde, faute de renseignements « détaillés et exacts » sur ce qui se passe à l’intérieur de la République populaire. Lire la suite
Cette thèse à l’articulation chronologique présente deux centres d’intérêt principaux : l’histoire d’une presse spécialisée liée à celle de son public, la société militaire ; son évolution en fonction des rapports entre le pouvoir central et l’armée. Lire la suite
Pierre Lefranc a dix-huit ans en 1940. Il refuse alors la défaite. Étudiant à l’École des Sciences politiques, il participe à la manifestation du 11 novembre à l’Arc de Triomphe avec quelques centaines de jeunes gens. Il y est blessé – car la Wehrmacht n’a pas hésité à tirer quoi qu’on en ait dit alors – et il va purger quelques mois de cachot pour ce geste que certains Français à l’époque jugèrent insensé. Plus tard, lorsqu’il rejoindra le général de Gaulle en 1942, celui-ci lui confiera que cette première manifestation ouverte de résistance lui était apparue comme une première réponse du pays et qu’il en avait ressenti de la joie. Pierre Lefranc, dès ce moment, se voue corps et âme au gaullisme. Lire la suite
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