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Juillet 1994 - n° 555

Discours de M. Édouard Balladur, Premier ministre, devant les auditeurs de la 46e Session de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN). Lire la suite

  p. 3-19

Après le Livre blanc sur la Défense

  p. 21-31
  p. 33-39
  p. 41-48
  p. 49-53

Colloque - L'Amérique latine

C’est, je crois, la première fois qu’une journée d’études de notre Comité est consacrée à l’Amérique latine. Il est vrai que ce thème n’est pas aussi familier que d’autres à une grande partie du public français : votre assistance montre cependant la curiosité qu’on en éprouve et je pense que les circonstances imposaient, à beaucoup d’égards, ce sujet. Lire la suite

  p. 55-56
  p. 57-72
  p. 73-81
  p. 83-93

• Lorsque nous Français parlons des Latino-Américains, nous devons dire non pas eux mais « nous » car nous sommes aussi des Latino-Américains. Pourquoi ? Nous existons sur ce continent d’une part grâce à l’une des meilleures bases scientifiques du monde sans laquelle nous Français, nous Européens, nous ne disposerions pas de la puissance scientifique que nous avons ; d’autre part grâce à des îles fort riches en hommes et en cultures. Or, je n’ai pas senti dans les exposés le souci d’insertion qui devrait nous caractériser. Avons-nous une telle politique dans ce continent : coopération scientifique et technique, immigration, insertion non seulement économique mais aussi politique ? N’aurions-nous donc que ce sentiment d’être quelque peu exclus ? Je ne vois pas d’organisme « coiffant » à la fois les départements d’outre-mer, les services des Affaires étrangères, l’armée, la recherche, de sorte qu’on voit mal, partant de France, une politique latino-américaine, alors que nous sommes partie prenante sur ce continent. Lire la suite

  p. 95-100

Repères - Opinions - Débats

  p. 101-106
  p. 107-114
  p. 121-132
  p. 115-120
  p. 133-150

Chroniques

  p. 151-155
  p. 156-165
  p. 166-167
  p. 166-167
  p. 175-177
  p. 178-180
  p. 181-183
  p. 184-186
  p. 187-189

Bibliographie

Récemment, partant dans cette revue « à la recherche de la pensée navale », nous nous étions interrogés sur les spécificités de la stratégie maritime. C’est à une recherche analogue, mais beaucoup plus approfondie, que Serge Grouard s’est employé dans ce livre, où ce jeune énarque fait la démonstration, non seulement de son érudition, mais aussi de ses talents d’analyste et de pédagogue. Lire la suite

  p. 190-192

René Galy-Dejean : La simulation des essais nucléaires  ; rapport d’informations n° 847, Commission de la défense nationale, 15 décembre 1993 ; 63 pages - Robert Carmona

L’intervention télévisée du 10 mai 1994 a mis en relief, s’il en était besoin, le désaccord fondamental existant entre le président de la République et le Premier ministre au sujet du moratoire sur les essais nucléaires, décidé par M. Mitterrand et annoncé par M. Bérégovoy le 8 avril 1992, puis prorogé depuis lors. Le chef de l’État a assuré, à cette occasion, que « tant qu’il occuperait ses fonctions, il n’y aurait pas de nouveaux essais » et, prenant un pari sur l’avenir, s’est dit persuadé qu’« après lui, on ne le ferait pas, parce que la France ne voudra pas offenser le monde entier en relançant le surarmement nucléaire ». Il a invoqué implicitement à l’appui de son affirmation les grandes échéances diplomatiques que sont la révision du Traité de non-prolifération (TNP) et la conclusion d’un traité d’interdiction permanent des essais nucléaires (Comprehensive Test Ban Treaty) envisagé peu après. Prononçant quelques jours plus tard une conférence en clôture de la 46e session de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN). M. Balladur n’a pas exclu une « reprise éventuelle des essais nucléaires en fonction de la situation internationale et du comportement des autres puissances nucléaires », en soulignant que la « France n’avait jamais accepté de lier la suspension de ses essais à la négociation » du traité d’interdiction complète des essais nucléaires. Lire la suite

  p. 192-194

Olivier Carré : L’islam laïque ou le retour de la « grande tradition »  ; Éditions Armand Colin, 1993 ; 167 pages - Claude Le Borgne

La thèse de l’auteur est claire. Résumons-la avant de la critiquer. Un islam laïque est possible ; l’histoire comparée de l’islam et de la chrétienté plaide, sur ce plan, en faveur du premier. Passés les premiers siècles (plus précisément à partir du XIe), l’islam, dans ce qu’Olivier Carré appelle sa « grande tradition », a nettement séparé pouvoir et religion, tandis que la chrétienté les unissait selon deux voies, théocratie romaine ou césaropapisme orthodoxe. Ce n’est que tout récemment que, sous l’égide d’un appareil islamique international dirigé par l’Arabie saoudite et sous la pression des islamistes issus des Frères musulmans, l’islam revient à la pratique globalisante des trois D : à la fois religion, cité terrestre et État (Din, Dunia et Daoula). De cette « orthodoxie déviante », il est possible de sortir ; revenant à la « grande tradition », un « islam post-islamiste » peut s’instaurer, compatible avec la modernité. Lire la suite

  p. 194-195

Yves Malet : Deux guerres, Indochine-Vietnam, Français-Américains  ; Éditions la Pensée universelle, 1993 ; 271 pages - Michel Klen

Yves Malet est un ancien officier qui a servi la plus grande partie de sa carrière en Indochine (où il a successivement commandé trois bataillons au Tonkin), en Afrique noire, à Madagascar et en Afrique du Nord. Il nous livre ici une étude minutieuse des deux guerres qui ont bouleversé le Vietnam. Entre l’engagement des Français et celui des Américains, une comparaison s’imposait. L’auteur nous la propose dans un récit bien documenté ; l’ouvrage dépasse cependant l’essai historique. Chaque événement important est habilement commenté et scrupuleusement analysé dans son contexte particulier. Le lecteur est ainsi amené à réfléchir, donc à mieux percevoir les réalités de certaines situations. Lire la suite

  p. 195-196

Martial Dassé : Les guérillas en Asie du Sud-Est  ; FEDN, L’Harmattan, 1993 ; 270 pages - Pierre Morisot

La thèse majeure soutenue avec talent par l’auteur surprendra ceux qui ont fini par se persuader que, accrochée au fond des rizières, rampant dans la jungle, immergée autour des sampans, flottant dans les fumeries et les arrière-boutiques des compradors [commerçant enrichi par les échanges avec les étrangers], éclairée surtout par les conseils paternels de Mao et le souvenir de l’inusable Sun Tsu, la guérilla asiatique est invincible. En fait, l’exemple indochinois resta isolé. Le succès y fut sans doute dû à la conjonction d’éléments favorables : un nationalisme authentique fondé sur un long passé historique et dirigé contre un colonisateur d’une autre couleur de peau, un travail d’agitation et de noyautage entrepris de longue date, le soutien actif d’une grande puissance facilité par une frontière commune, des chefs de premier ordre, des unités valeureuses… et la naïveté américaine (voir les diatribes vengeresses des pages 171 et 211). Lire la suite

  p. 196-197

Collectif : Le Japon 1994  ; Maison franco-japonaise de Tokyo et L’Harmattan, 1994 ; 649 pages - Jacques Goldfiem (de)

Il faut saluer l’exploit des Éditions L’Harmattan d’avoir publié en mars un livre de 650 pages dont la rédaction a été achevée à la mi-janvier. Cette édition entièrement refondue d’un ouvrage désormais annuel représente un fabuleux travail collectif et anonyme de la part des services de l’ambassade de France et de la Maison franco-japonaise de Tokyo. C’est pourquoi il est fort dommage qu’on ne l’aborde qu’avec une certaine irritation. Le titre veut faire croire que l’on va trouver dans cet ouvrage les informations et chiffres de l’année 1994. Or, en arrêtant la rédaction d’un annuaire dans les tout premiers jours d’une année, alors que les bilans économiques de la précédente ne sont pas encore connus, cela veut dire que les chiffres fournis dateront de deux ans. Ainsi la première page de l’introduction, intitulée « Le Japon en bref », commence-t-elle par un tableau de statistiques dont une seule concerne l’ensemble de 1993, deux sont indiquées comme de la fin de 1993 et les douze autres sont les chiffres de 1992. Il en est de même dans le corps de l’ouvrage. Il aurait été plus judicieux d’attendre des statistiques de l’an dernier et de publier en mai ou juin un « Japon 1993 » dont le contenu aurait été conforme au titre. À la décharge de ses auteurs, il faut dire qu’il existe une véritable fuite en avant des éditeurs d’annuaires, particulièrement en Asie : ainsi, le classique Asia Yearbook 1994 a-t-il été mis en vente en octobre 1993. Lire la suite

  p. 197-198

Revue Défense Nationale - Juillet 1994 - n° 555

Revue Défense Nationale - Juillet 1994 - n° 555

Il n'y a pas d'éditorial pour ce numéro.

Revue Défense Nationale - Juillet 1994 - n° 555

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