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Août/Sept 1971 - n° 303

L'Inde est adolescente certes, mais avec ses 600 millions d'habitants elle pèse déjà d'un poids considérable dans l'équilibre de ce monde dont le sort se jouera demain sans doute quelque part autour de l'Himalaya. Telle est l'opinion de l'auteur qui a visité l'Inde à la veille des élections de mars dernier et a pu s'entretenir avec les principaux collaborateurs de Mme Indira Gandhi. Lire la suite

  p. 1237-1252

Le deuxième message du président Nixon en février 1971 sur l'état du monde, en reconnaissant nommément pour la première fois « la République populaire de Chine » et la nécessité de rechercher une solution au problème des rapports des États-Unis avec « ce peuple énergique et doué, de 750 millions d'hommes » a certainement ouvert une nouvelle phase dans l'histoire du monde de l'après-guerre. L'évolution ainsi amorcée est susceptible de modifier l'équilibre en Asie et dans le Pacifique. Lire les premières lignes

  p. 1253-1266

Superficie : 13 000 000 km2, altitude moyenne : 2 300 m, température moyenne : - 49° C, telle pourrait être en quelques mots la fiche signalétique de l'Antarctique, continent aussi vaste que les États-Unis et le Mexique réunis. Mais cet immense désert blanc revêt une importance considérable au point de vue stratégique, scientifique et économique en raison des richesses minières et minérales qu'il recèle. On conçoit dès lors qu'il ait été l'objet de convoitises de la part des Puissances. Mais c'est la solidarité internationale en matière de recherche scientifique qui l'a finalement emporté : le Traité de Washington en 1959 a organisé la coopération des savants. Lire les premières lignes

  p. 1237-1289

Les recherches sur la paix présentent une ambiguïté fondamentale. En tant qu'apparentées aux recherches sur la guerre (polémologie) et d'une manière plus générale à la sociologie, elles visent à l'objectivité et à la neutralité caractéristiques de toute science. En tant qu'action contre la guerre, elles appartiennent au monde de la politique et ne peuvent se départir d'une certaine partialité commune aux pacifismes. À partir de cette remarque qui situe les deux pôles antinomiques de ces recherches, l'auteur décrit leur évolution dans laquelle il distingue – en simplifiant pour les besoins de l'exposé – trois tendances : Lire la suite

  p. 1290-1302

Les sciences humaines sont à l'ordre du jour, et tout particulièrement la sociologie. Si certains esprits contestent que l'homme et la société puissent jamais, comme la matière, faire l'objet d'une science, d'autres, plus nombreux, soutiennent que rien ne s'oppose à l'acquisition progressive d'une connaissance proprement scientifique des comportements, individuels ou collectifs. Quelle que soit la position adoptée dans ce débat, force est de constater que la curiosité publique est aux aguets. Un sondage tout récent effectué parmi les lecteurs de notre revue a confirmé cet intérêt : les sciences humaines se placent au premier rang des questions qu'ils désirent voir traiter. Lire la suite

  p. 1303-1320
  p. 1321-1325
  p. 1326-1331

On assiste un peu partout dans le monde au développement de l'intérêt porté à l'océanologie et à l'exploitation des ressources de l'océan. Le CNEXO (Centre national d'exploitation des océans) en France, la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) aux États-Unis, d'autres organismes au Japon, en Grande-Bretagne, République fédérale d'Allemagne, Canada, etc. répondent à ces fins. Le Soudan lui-même accorde des concessions à une compagnie germano-américaine pour l'exploitation des saumures chaudes des eaux profondes bordant ses côtes, tandis que des compagnies internationales se constituent pour l'exploitation des nodules de manganèse par quelque 5 000 m de fond dans le Pacifique. Lire la suite

  p. 1332-1352
  p. 1353-1365

Chroniques

  p. 1366-1372
  p. 1373-1376
  p. 1377-1384
  p. 1384-1392
  p. 1392-1395
  p. 1395-1398

Bibliographie

Collectif : La Guerre et ses théories  ; Puf, 1970 ; 215 pages - André Nolde

Il s’agit de la neuvième livraison des Annales de Philosophie politique publiées par l’Institut international du même nom, avec le concours du Centre national de la recherche scientifique (CNRS). C’est dire le sérieux et la haute tenue de la douzaine d’articles réunis dans ce petit volume sur le thème général (qui avait été proposé au Xe colloque de l’Institut) de la guerre en tant que phénomène politique, juridique et social. Les auteurs de ces articles, participant au colloque, sont presque tous des professeurs d’université, français, belges, italiens, autrichiens, anglais. Cette diversité, très « européenne », des contributions en accentue l’intérêt. ♦

  p. 1399-1399

Collectif : L’Asie du Sud-Est  ; Éditions Sirey, 1971 ; 1010 pages - Georges Vincent

Six spécialistes réputés ont collaboré aux deux tomes magnifiquement présentés consacrés à cette Asie du Sud-Est, dont les auteurs font remonter l’histoire au-delà de l’aube du XXe siècle, en dépit du titre de la collection que dirige l’éminent historien et académicien, Maurice Baumont. MM. Le Thanh Khoi, maître de recherches à l’Institut d’étude du développement économique et social (IEDES), en a rédigé l’introduction et la conclusion ; Jean Perrin, ancien chargé de cours à l’Université de Rangoon a traité la partie consacrée à la Birmanie ; Pierre Festié, chargé de la recherche à la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP), la Malaysia [Malaisie], Singapour, Brunei, ainsi que la Thaïlande ; Georges Fischer, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), les Philippines ; Philippe Devillers, maître de recherches au CNRS, le Cambodge, le Laos, le Vietnam, ainsi que l’Indonésie, en coopération avec François Cayrac-Blanchard, de la FNSP, pour ce qui concerne la période postérieure à 1950 de l’histoire d’Indonésie. Lire la suite

  p. 1399-1400

Réédition revue et abrégée d’un livre pionnier de l’histoire démographique paru en 1948, cette Histoire des populations françaises n’a rien perdu de son intérêt : c’est que cette étude relève plus de l’histoire des mentalités que d’une histoire proprement démographique. Mieux : sous la plume de Philippe Ariès, l’histoire démographique devient une histoire de l’homme face à son destin, face à la nature, une histoire des relations que l’homme subit puis établit entre son univers et lui. Lire la suite

  p. 1401-1402

Jean Chauvel : Commentaire – De Vienne à Alger (1938-1944)  ; Éditions Fayard, 1971 ; 365 pages - J.-L. T. R.

Le titre du livre de souvenirs de M. Chauvel, ambassadeur de France, est particulièrement bien choisi quel que soit le sens donné au mot commentaire : « exposé et interprétation des nouvelles, des informations », mais aussi (au pluriel) : « mémoires historiques ». Lire la suite

  p. 1402-1403

Jean-Baptiste Duroselle : Histoire diplomatique de 1919 à nos jours  ; Éditions Dalloz, 1971 ; 807 pages

La nouvelle édition de l’Histoire diplomatique de 1919 à nos jours, par Jean-Baptiste Duroselle, professeur à la Sorbonne, est profondément remaniée par rapport aux précédentes. D’une part, pour la période 1919-1945, il a été tenu compte des très nombreuses publications récentes d’archives diplomatiques ; d’autre part, plus de 150 pages nouvelles ont été ajoutées sur la période 1957-1970 ; enfin, la bibliographie a été considérablement rajeunie, et, quoique sélective, peut être considérée comme un instrument de travail unique en son genre. Lire la suite

  p. 1403-1403

Christian Fouchet : Au service du général de Gaulle  ; Éditions Plon, 1971 ; 297 pages - André Nolde

Ce premier volume des Mémoires d’hier et de demain par un des tout premiers compagnons du général de Gaulle – de surcroît homme politique très actif, qui a joué un rôle de premier plan au cours de la décennie écoulée – ne se laisse pas aisément rattacher à un genre littéraire bien défini. S’il s’agit de mémoires – mais, à cet égard, que veut donc dire de demain ? – leur conception est assez déroutante. Le propos de l’auteur ne paraît pas être de « se raconter », ni de « se situer » (sauf accessoirement) par rapport aux événements auxquels il a pris part. Il n’ambitionne pas plus la qualification de chroniqueur de notre temps puisqu’il ne ménage, à dessein, aucune continuité dans son récit. Ce sont évidemment des épisodes. Les cinq premiers évoqués (1) n’ont d’autre lien entre eux que de marquer, selon l’optique de l’auteur, des « tournants de l’histoire », par opposition à d’autres épisodes (qu’il réserve pour le volume suivant) et qui n’auraient pas ce même caractère irréversible attribué aux premiers. Lire la suite

  p. 1404-1404

Henri Grimal : L’Empire britannique au Commonwealth  ; Éditions Armand Colin, 1971 ; 416 pages - Claude Delmas

Dans quelle mesure la « vocation européenne » de l’Angleterre est-elle une des conséquences de l’évolution du Commonwealth ? La question est d’actualité, comme l’est donc le livre d’Henri Grimal. Celui-ci s’ouvre par une constatation : « L’Empire britannique mit trois cents ans à se constituer, environ trente ans à se dissoudre ». Mais on ne peut se contenter de cette constatation, dont la brutalité ne correspond pas à la réalité : « Plutôt que les termes de croissance, apogée, décadence, celui d’évolution semble convenir à son histoire ». C’est qu’en effet, si les empires se veulent éternels et immuables, s’ils mettent au premier plan ce que Littré appelait l’« autorité souveraine », dans l’Empire britannique l’autorité ne fut jamais une fin, mais un moyen, et le principe de l’évolution n’en fut jamais exclu. La notion d’un corps politique unique, centralisé et dirigé de Londres, n’était pas concevable dans des esprits anglais. Dès le début, les rapports furent d’allégeance plus que d’autorité, dans la mesure où les intérêts économiques métropolitains étaient sauvegardés. Lire la suite

  p. 1404-1405

Jacques Godechot : Les Révolutions de 1848  ; Éditions Albin Michel, 1971 ; 502 pages - H. N.

Depuis 1848, Paris n’est plus la « capitale de la Révolution ». En effet, l’insurrection parisienne est loin d’avoir joué dans l’éclosion du « printemps des peuples » un rôle aussi déterminant que la prise de la Bastille dans les crises révolutionnaires de 1789 à 1815. La sève de ce « printemps » nous dit Jacques Godechot a jailli de Sicile et non de France, mais par le relais parisien elle a gagné toute l’Europe occidentale et centrale et sa poussée s’est prolongée bien au-delà d’une saison. Lire la suite

  p. 1405-1406

Paul Hénissart : Les combattants du crépuscule  ; Éditions Grasset, 1970 ; 524 pages - M. T.

Histoire encore mal connue que celle de l’Organisation armée secrète (OAS) ; des études existantes, beaucoup ont été faites trop tôt ou par des hommes qui, d’un côté ou de l’autre, furent acteurs de cette dernière guerre civile qu’ait connue la France. Lire la suite

  p. 1406-1406

Philippe Marchat : L’Économie mixte  ; Puf, 1971 ; 126 pages - André Nolde

Sous un format réduit et une concision qui sont de règle dans la collection « Que sais-je ? », Philippe Marchat, inspecteur des finances, expose avec beaucoup de clarté et de précision les techniques juridiques et financières qui ont permis le développement relativement récent des sociétés d’économie mixte, tant au niveau national qu’au niveau régional et local. Le rôle de ce genre de sociétés devient très important dans les activités d’aménagement du territoire et d’équipement urbain auxquelles nous sommes tous, plus ou moins directement, intéressés. ♦

  p. 1407-1407

Maurice Parodi : L’économie et la société française de 1945 à 1970  ; Éditions Armand Colin, 1971 ; 375 pages - Claude Delmas

Alors que trop souvent les ouvrages d’économie, lorsqu’ils se veulent « sérieux », accordent une place trop importante aux chiffres et aux considérations théoriques, celui du professeur Parodi est parfaitement équilibré : il comporte certes beaucoup de chiffres, de statistiques, de graphiques, mais en illustration et en complément d’un texte clair et substantiel. C’est, à n’en pas douter, un des meilleurs ouvrages parus sur ce sujet. Au surplus, le titre n’est pas trahi : économie et société – ce qui signifie le souci du contexte international, de l’évolution démographique, de la politique gouvernementale, des infrastructures, des impulsions et réactions sociales, etc. Les faits psychologiques ne sont pas négligés. Maurice Parodi accorde même un rôle déterminant à une réaction mentale. Lire la suite

  p. 1407-1407

Arthur M. Shlesinger Jr. : L’Ère de Roosevelt. La crise de l’ordre ancien 1919-1933  ; Éditions Denöel, 1971 ; 528 pages - H. N.

Tandis que l’Amérique se débat dans une crise apparemment sans issue, l’homme que le destin a choisi pour la sauver, lutte lui-même avec un acharnement poignant contre la paralysie qui le terrasse. Lire la suite

  p. 1408-1408

Revue Défense Nationale - Août/Sept 1971 - n° 303

Revue Défense Nationale - Août/Sept 1971 - n° 303

Il n'y a pas d'éditorial pour ce numéro.