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Mars 1972 - n° 309

  p. 349-355

Notre politique militaire repose sur la notion de dissuasion. La théorie de la dissuasion, parce qu’elle est encore trop méconnue, donne lieu parfois à des confusions ou à des malentendus — confusion de la part de ceux qui, jugeant en termes de référence conventionnels, ne veulent voir que la différence d’échelle, qui existe réellement, entre la puissance mégatonnique de nos forces de riposte et celles dont disposent les super-grands ; malentendu de la part de ceux qui dissocient capacité de riposte nucléaire et volonté populaire de défense, sans l’étroite conjonction desquelles il ne saurait y avoir de défense. Répondant au désir exprimé par de nombreux lecteurs, il nous a paru intéressant de rappeler ici les éléments essentiels d’une théorie de la dissuasion et d’esquisser les grandes lignes de son application possible au cas d’une puissance moyenne comme la France. Lire les premières lignes

  p. 356-381
  p. 382-398
  p. 399-410
  p. 411-432
  p. 433-444
  p. 445-455
  p. 456-465
  p. 466-472
  p. 473-481

Chroniques

  p. 482-488
  p. 488-490
  p. 490-493
  p. 494-500
  p. 500-506
  p. 506-510
  p. 511-512

Bibliographie

Maurice Couve de Murville : Une politique étrangère – 1958-1969  ; Éditions Plon, 1971 ; 500 pages - J.-L. T. R.

Voilà un livre qui doit être lu par quiconque porte un intérêt, non seulement à l’histoire récente de notre pays, mais également à sa situation dans la présente conjoncture et à son rôle dans l’évolution du monde au cours des années à venir. Lire la suite

  p. 513-514

Tibor Mende : De l’aide à la décolonisation. Les leçons d’un échec  ; Éditions du Seuil, 1972 ; 316 pages - André Nolde

Point n’est besoin de présenter Tibor Mende au public informé. Les études économiques et sociales, toujours complétées par des réflexions d’ordre philosophique, qu’il a consacrées depuis 20 ans aux pays du Sud-Est asiatique et à l’Amérique latine, ont à l’étranger comme en France, une large audience amplement justifiée par la vaste information de l’auteur quant aux sujets traités, par ses idées originales et neuves, et par l’intérêt passionné qu’il porte aux problèmes du Tiers-Monde. Lire la suite

  p. 514-515

Herman Kahn : L’ascension japonaise  ; (traduit par Pierre de Place) Éditions Robert Laffont, 1971 ; 347 pages - André Nolde

La très remarquable étude prospective d’Herman Kahn sur l’avenir du Japon, effectuée avec l’aide de l’Hudson Institute, constitue un exemple à méditer. Il n’aurait pas été pensable de rassembler une documentation aussi exhaustive, de l’analyser avec tant de soin, d’en effectuer la synthèse, autrement qu’en faisant appel à une équipe de chercheurs polyvalents, disposant de crédits importants. De telles équipes existent aux États-Unis, dans le cadre des grandes unités et de nombreux instituts de recherche, richement dotés. Nous n’avons, hélas ! rien de pareil en France. Nos chercheurs sont trop souvent isolés, abandonnés à eux-mêmes et aux maigres ressources de bourses d’études occasionnelles et toujours insuffisantes. Le résultat, c’est que la quasi-totalité des monographies importantes et sérieuses d’économie politique mises à la disposition du public français sont des traductions. C’est dans l’optique si particulière des Américains, parfois des Anglais ou des Allemands, que nous sommes condamnés à connaître des problèmes qui se posent aujourd’hui au Japon, ou en Chine… ou dans le reste du monde ! L’époque des Tocqueville, des Gobineau et des Siegfried est bien révolue ! Lire la suite

  p. 515-516

Gilles Martinet : Les cinq communismes  ; Éditions du Seuil, 1971 ; 250 pages - H. N.

« Le marxisme des pays communistes est un marxisme mort. On répète des formules et on cherche vainement à y emprisonner des idées nouvelles ». En d’autres termes : Que reste-t-il du communisme originel ? Qui est resté fidèle à Marx ? Qui l’a trahi ? Qu’ont fait de sa « Vulgate » nos modernes exégètes ? Lire la suite

  p. 516-517

François d’Orcival : Les Marines. Scènes de la vie et des combats du Corps des Marines des États-Unis  ; Éditions Balland, 1972 ; 375 pages - Claude Delmas

De 1942 à 1945, 450 000 jeunes Américains furent des combattants d’élite, non par amour des États-Unis ou de la démocratie, mais parce qu’ils étaient des Marines. « Ils sont volontaires. Attirés par un grand mythe qu’aucun d’eux ne saurait définir. Appelés par un mot. Le mot Marine qui veut tout dire, et qui est un monde à part ». François d’Orcival a voulu écrire l’histoire des Marines, depuis le 10 novembre 1775, date à laquelle fut, à Philadelphie, créé leur premier bataillon. Ainsi que l’indique le sous-titre de son excellent ouvrage, l’auteur présente des scènes de leur vie et de leurs combats (donc, très souvent, de leur mort). Lire la suite

  p. 517-517

Alain Danielou : Histoire de l’Inde  ; Éditions Fayard, 1971 ; 372 pages - H. N.

L’actualité vient d’ajouter à ce livre un tragique appendice. L’Inde, il est vrai, n’en est pas à un déchirement près et le drame dont elle vient d’être le théâtre, si affligeant soit-il, ne modifiera pas de façon essentielle le modèle qu’ont façonné des millénaires d’histoire. Lire la suite

  p. 517-518

Henri Michel : La Drôle de Guerre  ; Éditions Hachette, 1971 ; 319 pages - André Nolde

Henri Michel, président du Comité international d’histoire de la Seconde Guerre mondiale, a déjà publié de nombreuses études intéressant différents aspects et péripéties du conflit de 1939-1945. Son dernier ouvrage couvre la période connue sous le nom de « drôle de guerre ». Son principal intérêt réside dans le fait que l’auteur s’est placé dans une perspective qui englobe l’ensemble des pays – alliés ou ennemis – engagés dans le conflit. Lire la suite

  p. 518-518

Maurice Vassard : Avènement d’une dictature (Italie 1915-1925)  ; Éditions Hachette, 1971 ; 208 pages - Witold Zaniewicki

Cet ouvrage, suivi d’une monographie très vivante sur la Sardaigne, due au député libéral Emilio Lussu, veut être à la fois un témoignage, l’auteur ayant vécu en Italie pendant cette période, et un essai de synthèse historique. Il en résulte une certaine difficulté de lecture : la multiplicité des acteurs et des événements cache les grands thèmes de cette étude. Le principal reproche qu’on puisse faire à l’auteur est d’avoir délibérément esquivé les problèmes économiques pour ne retenir que les origines sociales et politiques du fascisme. Quoi qu’il en soit, œuvre de journaliste, ce livre présente un triple intérêt : il nous éclaire sur l’origine de l’entrée en guerre de l’Italie, il souligne l’impact qu’a eu la guerre sur les problèmes intérieurs italiens, enfin il nous décrit ce fascisme de la première heure (1922-1924) qui va de la nomination de Mussolini à la présidence du Conseil au meurtre du député socialiste Matteoti. Lire la suite

  p. 518-519

Jacques Desmarest : Évolution de la France contemporaine. La France de 1870  ; Éditions Hachette, 1970 ; 424 pages - Georges Vincent

Qu’on ne s’attende pas à trouver sous ce titre une nouvelle histoire du Second Empire. Le dessein de l’ouvrage est plus vaste, ce livre étant le premier d’une série qui se propose de retracer en une vaste fresque l’évolution de la France depuis un siècle. Dans cette perspective, l’histoire événementielle s’efface, ou du moins n’en reste-t-il que les bornes essentielles – et 1870 est l’une de celles-là ; c’est la recherche et l’analyse des forces profondes qui prennent le pas sur les péripéties que sont les successions de ministères et de cabinets. Lire la suite

  p. 519-520

Henri Desagneaux : Journal de guerre  ; Éditions Denoël, 1971 ; 294 pages - H. N.

Verdun, la Somme, le Chemin des Dames, le Mont Kemmel (Belgique), l’Aisne, l’Oise, l’Armistice enfin… En contrepoint des communiqués vibrants, des proclamations triomphantes, la réalité quotidienne du plus sanglant des conflits mondiaux nous est ici découverte. Lire la suite

  p. 520-520

Revue Défense Nationale - Mars 1972 - n° 309

Revue Défense Nationale - Mars 1972 - n° 309

Il n'y a pas d'éditorial pour ce numéro.