Lorsque des manipulations informationnelles sont conçues et mises en œuvre par des acteurs nationaux agissant pour leur propre compte, la contre-ingérence constitue un cadre inadapté. Elle ne peut s’appliquer qu’à l’intervention indue d’un acteur étranger, directe ou relayée sur le territoire national. L’étendre à des opérations entièrement internes brouillerait la distinction entre participation politique intérieure et ingérence extérieure. L’État doit alors s’en tenir à ce qu’il peut objectiver et sanctionner (procédés frauduleux et contenus illicites) sans s’ériger en arbitre des opinions. Néanmoins, le droit ne suffit pas.
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