La paix n’est plus garantie en Europe et l’agressivité russe une réalité qui nous oblige à voir la réalité stratégique en face. La technologie ne suffira pas à nous protéger. Il faut pour cela que la Nation face bloc autour de ses armées. C’est une responsabilité collective où chaque citoyen doit s’engager pour répondre à ce défi majeur.
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Le général Guy Méry, Chef d’état-major des Armées (Cema), s’exprimait devant les auditeurs de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) sur la nécessité d’une armée alors que la guerre froide était la réalité stratégique de l’époque. À l’heure de l’actualisation de la Loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030 et alors que le monde connaît un bouleversement géopolitique majeur, l’exigence d’un outil militaire dissuasif et puissant s’impose toujours. Cela reste un invariant pour la France de la Ve République.
Dans cet essai dont le titre résonne comme une sentence, le géopoliticien Frédéric Encel s’attaque à ce qu’il considère être l’irrationalité des pessimistes qui voient dans chaque début de crise internationale les prolégomènes d’une conflagration mondiale. Sans nier les antagonismes profonds et les vives tensions qui tiraillent et parfois ensanglantent la planète, Frédéric Encel s’emploie à montrer que la montée aux extrêmes qui déboucherait sur une troisième guerre mondiale n’a pratiquement aucune chance de se produire en raison, d’une part, des innombrables forces de rappel qui agissent comme des freins et, d’autre part, du faible impact de la plupart des clivages contemporains qui restent régionaux et n’ont souvent qu’un potentiel belliqueux marginal.
Qui contrôle qui ? Telle est la question que pose Thomas Gomart en se penchant sur les rapports de force qui structurent le monde en 2026, adaptant au passage la fameuse interrogation de Lénine (« Qui l’emporte ? ») formulée un siècle plus tôt. Pour organiser son analyse, le directeur de l’Institut français des relations internationales (Ifri) décline au fil des chapitres une grille de lecture empruntée à Benjamin Constant pour rendre compte des dynamiques internationales : la guerre, le commerce, le désir. Dans chacun de ces trois compartiments, Thomas Gomart nous propose des « duels » entre des figures ou des organisations antagonistes incarnant les grandes polarisations du monde contemporain. 











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